Samizdat








Fuite de l'Absolu vol. I







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Auteur : Paul Gosselin
Éditeur : Samizdat
492 pages avec avant-propos, notes, bibliographie et index des sujets
ISBN : 978-2-9807774-1-7
Date publication : 2006
Taille: 14 X 20cm


English: Flight From the Absolute: Cynical Observations on the Postmodern West.

Disponible aussi sur Amazon.

























Paul Gosselin - auteur







Paul Gosselin est un chercheur autonome. Il détient une maîtrise en anthropologie sociale et il est l'auteur de Hors du ghetto et le webmestre de Samizdat. Gosselin a vécu en Nouvelle Écosse, Californie, l'île de Vancouver et réside actuellement à Québec.


Fuite de l'Absolu

Observations cyniques sur l'Occident postmoderne.
Volume I



Section presse

Commandes en Amérique du Nord.
Commandes en Europe et Afrique

Informations sur le volume II de cet essai



En Occident, si on recule de 100 ou 200 ans, la vision du monde judéo-chrétienne avait le contrôle, sinon une grande influence, sur un grand nombre d'institutions dont l'éducation, le droit, les soins de santé, les sciences, les arts et la culture, etc. Aujourd'hui, les choses ont bien changé. Au cours du XXe siècle, la laïcisation a marginalisé le discours religieux traditionnel en Occident. Il est manifeste pour le plus grand nombre que l'Occident est devenu séculier, sans religion. Mais si on dépasse les apparences, on découvre que le besoin de sens n'a pas cessé tourmenter le cœur de l'homme postmoderne et, même si le contexte culturel a changé, les questions ultimes restent tout aussi pertinentes au XXIe siècle qu'elles pouvaient l'être dans l'Antiquité ou au Moyen Âge. La science n'a pas éliminé la religion, mais dans le contexte actuel, participe, bon gré, mal gré, à fournir des réponses à la question du sens.

Le monde postmoderne avance très rapidement sur le plan technique… mais pour aller où ? Se peut-il d'ailleurs qu'une partie de notre obsession avec la technologie et les derniers gadgets constitue un espoir subliminal, que nous puissions trouver le salut dans une technologie de plus en plus poussée ? Dans un monde où l'on ne tolère plus la Vérité, la seule chose qui soit vraie est notre frustration de ne pas être heureux. La déconstruction et l'analyse de métarécits sont les outils préférés de nos élites postmodernes, mais si on reprend ces outils en prenant pour cible le discours postmoderne lui-même il y a lieu de penser que l'opération soit digne d'intérêt. Cet ouvrage constitue donc une analyse décapant des discours de l’heure, exposant leurs fondements.

Pour les élites modernes ou postmodernes, l'homme est un objet parmi tant d'autres, sans statut particulier, naviguant dans le temps et l'espace, un monde où, à bien des égards, rien en soi n'a de sens ou de signification. Il importe de comprendre que sa créativité s'exerce dans un cadre particulier, c'est-à-dire celui fourni, dans une très large mesure, par la vision du monde matérialiste découlant de la théorie de l'évolution. Si l'évolutionnisme est vrai comme le proclament les Jacques Monod, Richard Dawkins, Stephen Jay Gould ou Carl Sagan, l'homme n'est effectivement rien d'autre qu'un phénomène naturel parmi tant d'autres. Il n'a aucun sens propre sinon celui qu'il se forge lui-même dans un instant éphémère. Il n'a pas de statut particulier. Il est, tout au plus, qu'une poignée de molécules bien prétentieuses. L'homme postmoderne conscient vit dans un monde désenchanté, un monde vidé de sens où les humains s'agitent, mais où aucune divinité n'intervient.

Le sociologue américain Thomas Luckmann est d’avis qu’a priori toute société possède un système idéologico-religieux, un système de sens, une vision du monde. À son avis, il y a de plus, toujours une dimension religieuse dans l’élaboration de l’identité personnelle et sociale. Si un système idéologico-religieux constitue alors l’infrastructure de toute civilisation, quelle est alors la religion de l’Occident postmoderne ?Quels sont ses institutions, ses rites, ses mythes d’origines, ses apôtres, ses fidèles, ses initiations ? Cet essai tentera d’examiner toutes ces questions embarrassantes, taboues, pour regarder le cœur de notre génération. Qu’y trouverons-nous? L'auteur s'appuie donc sur des progrès dans le champ de l'anthropologie et la sociologie des religions, mais des progrès qui sont rarement appliqués à l'Occident de manière cohérente.

En cours de route nous pourrons y croiser les personnages les plus divers tels que Albert Camus, Friedrich Nietzsche, Galilée, Jacques Derrida, U2, Charles Darwin, David Porush, Denis Diderot, Kurt Vonnegut, Katherine Hayles, Blaise Pascal, Stephen Jay Gould, Dostoïevski, Michel Foucault, Jean-Paul Sartre, Noam Chomsky, T.S. Eliot, Philip K. Dick et bien d'autres.


Cliquez ici pour obtenir un extrait du livre (Avant-Propos: format PDF)

Si vous désirez d'autres informations, contactez Samizdat publications:

Entretiens avec Paul Gosselin et Louis Robitaille (format WMP).


Au sujet de cet essai, la revue Archives de sciences sociales des religions (Paris) a noté:

    «...un ouvrage visant à dire la raison, ou la déraison, du monde occidental ici et maintenant, demain et là. Mais demain est déjà là, et P. Gosselin, baladin de ce nouveau monde en gestation et plein de menaces, veille aux frontières de cet univers qui nous hante, qui nous habite, et nous détruit. Sans doute la menace n’est-elle pas immédiatement perceptible, et la vaste conspiration dont les sociétés occidentales modernes seraient l’objet, ne s’avoue pas telle – et désigner cette menace et cette mort de l’homme à la fin, suppose une écriture assez claire pour être efficace dans son pouvoir de dénonciation, mais clandestine aussi bien, pour n’être pas récupérable par les instances qui énoncent la loi du dire et de l’écrire. D’où ce " samizdat ", que l’auteur met en circulation comme un cri de protestation et une longue lamentation devant l’horreur d’un Absolu en fuite. (...) Mais P. Gosselin explore au plus profond, et au plus " inquiétant ", des sociétés occidentales contemporaines, les désastres à venir : témoignages ou prophéties de malheur, le tableau ne manque pas de noirceur. »

Et de la part de la revue Éthique et économique

    « Ce livre très stimulant ouvre de nombreuses interrogations aux lecteurs. (...) Ainsi, la postmodernité recèle une perversité majeure : elle laisse croire à l’individu qu’il est le centre de tout, alors qu’il n’est que l’objet d’un manipulation d’une élite cherchant à imposer ses désirs. Les préférences des individus n’ont pas d’importance, ou n’ont pas une importance égale, ce sont celles des élites qui comptent. (...) Gosselin cherche à démontrer en quoi la postmodernité s’impose et impose un système de valeurs et croyances, là aussi sous couvert d’une apparence scientifique. Et, il faut dire d’emblée que la démonstration est plutôt convaincante. » ( v4 no. 2, 2006,)


Table des matières


Avant-propos

Chapitre I Visions du monde
La religion réincarnée
Schizophrénie idéologique
L'Église invisible
Faire entendre sa cause

Chapitre II Vivisection du patient
Science extrême
Mirages médiatiques
Le déclin de l'empire matérialiste
De nouvelles élites religieuses

Chapitre III Le credo fantôme
Infrastructures
Les instruments du pouvoir
Comportements médiatiques
La structure des monopoles scientifiques
Des fétiches réexaminés

Chapitre IV Rites de passage
Les règles du jeu
Protocoles et nuances fatidiques
Relativité et relativisme
Prosélytisme et liberté
Sur le plan intellectuel…
Chercher une référence
Ghettos postmodernes

Chapitre V Les anthropophages
L'embarras du soi
Après soi?
The ghost in the machine
L’épreuve ultime
Gérer le cheptel humain…
Complémentarités dysfonctionnelles
L’homme biotech
Écologie de l’homo sapiens
La faim

Postface
Bibliographie
Index
Considérations techniques




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