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Samizdat

La haine envers le peuple juif :
hier, aujourd'hui, demain.





Bernard Gacel (7/9/2026)

Quand on observe l’histoire du peuple juif, une question se pose avec gravité : pourquoi tant de haine, hier, aujourd’hui, et qu’en sera-t-il demain ? Pour le chrétien, la réponse ne se trouve pas seulement dans les livres d’histoire ou dans les analyses politiques. Elle doit aussi être recherchée dans la Bible, qui éclaire cette question avec une profondeur particulière.


Une haine ancienne et persistante
Cet exposé s’adresse à tous, chrétiens ou non, avec le désir d’aborder un sujet grave en tenant ensemble deux exigences que nous ne devons jamais séparer : la vérité et la bienveillance.

Il ne cherche pas à juger les personnes, mais à inviter chacun à réfléchir, à la lumière de l’Écriture, sur une réalité ancienne et pourtant toujours présente : la haine envers le peuple juif, hier, aujourd’hui et, selon ce que nous pouvons discerner de l’Écriture, demain.

Une précision est nécessaire avant d’entrer dans le sujet. Nous évoquerons les fautes commises, au cours des siècles, par des personnes se réclamant du christianisme à l’égard du peuple juif : croisades, expulsions, discours de mépris, persécutions et violences parfois extrêmes.

Les nommer ne signifie évidemment pas accuser les chrétiens d’aujourd’hui d’en porter personnellement la responsabilité. Nous ne sommes pas coupables des actes commis par ceux qui nous ont précédés. Un chrétien du XXIe siècle n’a pas à porter le poids moral de crimes accomplis, des siècles auparavant, par d’autres.


La mémoire n’est pas la culpabilité.
Mais se souvenir du mal commis, l’appeler par son nom et en tirer une leçon de vigilance relèvent de l’honnêteté historique et de la responsabilité spirituelle. Il n’est pas nécessaire de s’incliner sous un fardeau qui ne nous appartient pas pour reconnaître les erreurs du passé et nous en garder aujourd’hui.

Cet exposé ne cherche donc ni à accabler, ni à culpabiliser, ni à opposer des croyants à d’autres croyants. Il veut simplement rappeler ce que la Bible enseigne au sujet d’Israël et ce que cela implique pour notre manière d’aimer, de discerner et d’unir fermeté dans la vérité et bienveillance envers les personnes.

Lorsque nous observons l’histoire du peuple juif, une question s’impose avec une acuité troublante : pourquoi tant de haine, hier comme aujourd’hui, et qu’en sera-t-il demain ?

De l’oppression en Égypte ancienne aux pogroms de l’Empire russe, de l’Inquisition espagnole à la Shoah, des attentats antisémites aux discours haineux diffusés aujourd’hui sur les réseaux sociaux, le peuple juif a traversé l’histoire en rencontrant une hostilité dont la persistance frappe les esprits.

Il existe des questions que nous aimerions ne jamais avoir à poser ; la haine envers les Juifs est de celles-là. Nous voudrions croire qu’elle appartient définitivement au passé, qu’elle a été jugée, condamnée et dépassée. Pourtant, elle réapparaît sous des formes nouvelles, avec une régularité qui devrait nous alarmer.

Pourquoi ce peuple, parmi tant d’autres, a-t-il suscité une hostilité aussi obstinée au cours des siècles ?

Pour un chrétien, les explications historiques, politiques, économiques, sociales et idéologiques sont nécessaires. L’antisémitisme ne doit jamais être traité comme une énigme abstraite qui dispenserait d’étudier ses causes concrètes. Mais, pour le croyant, ces explications ne constituent pas toute la réalité. L’Écriture montre que l’histoire d’Israël est intimement liée au dessein de Dieu.

Dès les premiers récits bibliques, une opposition répétée apparaît contre le peuple hébreu. Dans le livre de l’Exode, Pharaon cherche à faire disparaître les garçons hébreux nouveau-nés (Exode 1.15-22). Dans le livre d’Esther, Haman projette l’anéantissement du peuple juif (Esther 3.8-9). Le livre d’Esther est particulièrement remarquable. Dieu n’y est pas nommé, mais sa main se discerne à travers une succession d’événements humains, politiques et apparemment ordinaires. Il délivre son peuple en conduisant les circonstances selon sa souveraineté. Il peut agir par des interventions manifestes, mais aussi par des voies discrètes que nous ne comprenons pleinement qu’après coup.

L’apôtre Paul consacre les chapitres 9 à 11 de l’épître aux Romains à la question d’Israël. Il demande : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! » (Romains 11.1).

Puis il affirme : « Car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11.29).

Ces paroles nous interdisent de penser qu’Israël aurait cessé d’avoir une place dans les pensées de Dieu. Elles ne signifient pas qu’Israël soit moralement irréprochable, ni que toutes les décisions d’un gouvernement israélien soient justes. Elles signifient que Dieu demeure fidèle à l’appel qu’il a souverainement donné.

L’histoire post biblique porte malheureusement les traces de cette hostilité : persécutions dans diverses périodes de l’Antiquité et du Moyen Âge, massacres de communautés juives lors des croisades, expulsions, violences liées à l’Inquisition, pogroms dans l’Empire russe et, finalement, l’aboutissement monstrueux de l’antisémitisme racial nazi avec la Shoah, au cours de laquelle environ six millions de Juifs furent assassinés.

Il faut le dire sans détour : les persécutions de Juifs commises par des chrétiens, ou au nom du christianisme, ont été une trahison de l’Évangile. Ceux qui ont persécuté les Juifs au nom du Christ ont contredit l’enseignement de leur Maître. Jésus lui-même a déclaré à la Samaritaine : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4.22).

Cette parole devrait suffire à nous rappeler l’enracinement juif de la foi chrétienne. Jésus était Juif selon la chair ; Marie était Juive ; les apôtres étaient Juifs ; les premiers disciples étaient Juifs. Les Écritures que nous appelons l’Ancien Testament furent confiées à Israël, et le Messie est venu selon les promesses faites aux pères.

Nommer cette trahison ne revient pas à instruire un procès contre les chrétiens d’aujourd’hui. C’est reconnaître le mal afin de mieux s’en garder. Un chrétien contemporain n’a pas participé aux croisades, n’a pas signé les décrets d’expulsion et n’a pas pris part aux persécutions des siècles passés. Mais il doit recevoir de cette histoire une leçon précieuse : ne jamais permettre que le langage religieux serve d’habillage à la haine, quelle qu’en soit la cible.


Une haine qui change de visage
Dans nos sociétés, l’antisémitisme est condamné par la loi. L’histoire l’a dénoncé ; les commémorations rappellent où il peut conduire ; l’éducation cherche à transmettre la mémoire des crimes du passé. Pourtant, il revient.

Parfois, il se présente sous forme de préjugés silencieux. Parfois, il s’exprime ouvertement par l’insulte, l’agression, la profanation ou la violence. Parfois encore, il emprunte le langage de la conspiration : domination financière, contrôle des médias, influence secrète sur les gouvernements, manipulation supposée des événements mondiaux.

Le danger est de ne plus reconnaître le mal parce qu’il porte un masque différent de celui que les livres d’histoire nous ont appris à identifier.

Les années 1930 nous enseignent une leçon simple et terrible : une société peut s’habituer progressivement à des paroles qu’elle aurait jugées impensables quelques années plus tôt. Tout commence souvent par des mots ; puis viennent la marginalisation, la suspicion, la stigmatisation et la déshumanisation. Lorsque ces étapes ne rencontrent pas de résistance, la violence peut suivre.

Les événements du Proche-Orient depuis les massacres commis en Israël le 7 octobre 2023 ont remis cette question au centre de nombreuses discussions. Ils ont aussi révélé une difficulté particulière : la souffrance des victimes juives peut être relativisée, minimisée ou oubliée ; inversement, certaines critiques de la politique israélienne peuvent glisser vers une hostilité qui vise les Juifs comme peuple.

Il faut donc maintenir une distinction essentielle : critiquer les décisions d’un gouvernement n’est pas haïr un peuple. Les prophètes d’Israël n’ont jamais épargné leur propre nation lorsqu’elle s’écartait de Dieu et commettait l’injustice. Ils l’ont reprise, avertie et parfois sévèrement condamnée. La critique politique ou morale a donc sa place.

Le mal commence lorsque cette critique devient un prétexte pour accuser indistinctement tous les Juifs ; lorsqu’elle applique à Israël des critères refusés à toute autre nation ; lorsqu’elle déshumanise les Israéliens ; lorsqu’elle justifie la violence contre des civils ; ou lorsqu’elle reprend, sous un vocabulaire politique, d’anciens stéréotypes antijuifs.

Nous pouvons désapprouver une politique sans haïr un peuple. Nous pouvons reconnaître la souffrance des victimes israéliennes sans devenir indifférents à celle des civils palestiniens. La compassion chrétienne ne doit pas être distribuée selon les camps. Elle doit répondre à la souffrance humaine, sans relativiser le mal où qu’il se trouve.

La Bible nous rappelle la réalité du cœur humain : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable ; qui le connaît ? » (Jérémie 17.9).

Les lois sont nécessaires ; l’éducation est précieuse ; la mémoire est indispensable. Mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à changer le cœur humain. Celui-ci demeure capable de produire le mensonge, la haine et la violence.

Le chrétien reconnaît donc que le combat contre le mal possède aussi une dimension spirituelle. Cette conviction ne remplace jamais l’analyse sérieuse des causes historiques ou sociales ; elle nous empêche seulement de croire que le problème serait définitivement réglé par les progrès apparents de la civilisation.


Israël dans le dessein de Dieu
Pour comprendre pourquoi la question de l’antisémitisme touche au cœur même de la foi chrétienne, il faut remonter jusqu’à Abraham. Dieu lui dit : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Genèse 12.3).

Cette parole n’avait pas pour but de réserver la bénédiction de Dieu à Israël seul. Elle annonçait précisément que, par Abraham et sa descendance, toutes les familles de la terre seraient bénies. Israël reçut donc une vocation qui le dépassait : conserver les oracles de Dieu, porter les promesses, transmettre les Écritures et préparer la venue du Messie.
Le christianisme ne surgit pas d’une réalité étrangère à Israël. Il est enraciné dans les promesses faites aux patriarches, dans la loi, dans les prophètes et dans la venue de Jésus-Christ, le Messie promis.


L’image de l’olivier
L’apôtre Paul emploie une image que tout croyant issu des nations devrait garder en mémoire. Les croyants des nations sont comparés à des branches d’olivier sauvage greffées sur un olivier cultivé. Cette image contient un avertissement très clair contre l’orgueil spirituel : « Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte » (Romains 11.18).

Et encore : « Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains » (Romains 11.20).

Le croyant d’origine non juive n’a donc aucune raison de regarder Israël avec supériorité. Il entre dans une histoire spirituelle qui ne commence pas avec lui. Il reçoit ; il est greffé ; il dépend d’une racine qui le précède.

Cette image ne signifie pas que l’Église serait devenue Israël. Paul distingue précisément les branches naturelles, Israël, et les branches d’olivier sauvage, les croyants issus des nations. L’Église participe aux bénédictions spirituelles liées aux promesses, mais elle ne supprime pas l’identité d’Israël ni les engagements particuliers de Dieu envers ce peuple.

Dieu n’a pas rejeté Israël. Il demeure aujourd’hui un résidu selon l’élection de la grâce (Romains 11.5), et l’Écriture annonce aussi une restauration future de la nation. L’Église et Israël ne doivent donc être ni confondus ni opposés : ils occupent des places distinctes dans l’unique dessein rédempteur de Dieu, dont Jésus-Christ est le centre.

Paul écrit : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël, jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé » (Romains 11.25-26).

Cette parole ne signifie pas que chaque Juif, individuellement, serait sauvé sans repentance ni foi en Christ. Le salut demeure toujours par grâce, sur le fondement de l’œuvre de Jésus-Christ. Mais elle annonce qu’un jour, après le temps présent de l’appel des nations, Israël comme nation connaîtra une restauration spirituelle et reconnaîtra son Messie.


Une espérance pour Israël
Les prophètes annoncent un futur rassemblement et une restauration d’Israël, liés à la fidélité de Dieu envers son peuple. Jérémie écrit : « Voici, je les ramène du pays du nord, je les rassemble des extrémités de la terre » (Jérémie 31.8).

Ézéchiel annonce : « Je ne te ferai plus entendre les outrages des nations, et tu ne porteras plus l’opprobre des peuples » (Ézéchiel 36.15).

Zacharie annonce un jour où Jérusalem sera au centre des regards et où le peuple, dans la repentance, tournera les yeux vers Celui qu’il a percé (Zacharie 12.10). Le Nouveau Testament applique ce passage au Seigneur Jésus-Christ (Jean 19.37 ; Apocalypse 1.7).

Le même prophète déclare : « En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son habit et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous » (Zacharie 8.23).

Ces prophéties ne trouvent pas leur accomplissement complet dans l’Église. Elles regardent vers l’avenir d’Israël, vers sa repentance, sa délivrance, sa conversion nationale et le règne glorieux du Messie.

La création de l’État moderne d’Israël en 1948 et le retour progressif de nombreux Juifs dans leur terre peuvent être considérés avec intérêt comme des événements providentiels, peut-être préparatoires. Toutefois, nous devons garder une grande réserve : le retour politique et national ne constitue pas, à lui seul, l’accomplissement définitif des promesses prophétiques.

Selon l’Écriture, la restauration finale d’Israël sera associée à sa repentance, à son retour vers Dieu et à la reconnaissance de Jésus comme Messie. Nous devons donc croire à la fidélité de Dieu sans prétendre fixer son calendrier ni transformer chaque événement contemporain en prophétie accomplie avec certitude.

Jérémie parle du « temps de la détresse de Jacob » (Jérémie 30.7), et Zacharie annonce que Jérusalem deviendra « une pierre pesante pour tous les peuples » (Zacharie 12.3). Ces textes nous invitent à la sobriété, à la prière et à la vigilance, non à la spéculation sensationnelle.


Ce que cela change aujourd’hui
Le chrétien ne doit donc jamais regarder le peuple juif avec mépris ou supériorité. Il doit refuser toute forme d’antisémitisme, tout discours complotiste, toute généralisation injurieuse et toute justification de la violence contre les Juifs.

Mais il ne doit pas non plus transformer Israël en peuple irréprochable, ni considérer que toute décision d’un gouvernement israélien serait automatiquement juste. Les prophètes ont repris Israël lorsqu’il commettait l’injustice. Leur parole était une parole de vérité, non de haine.

Aimer le peuple juif ne signifie donc pas approuver sans discernement toutes les décisions de l’État d’Israël. Cela signifie refuser que les actes d’un gouvernement servent de prétexte pour mépriser un peuple entier.

Toutefois, lorsque l’antisémitisme ressurgit, le chrétien ne devrait pas se taire par confort ou par crainte de déplaire. Lorsque des Juifs sont insultés, agressés ou menacés parce qu’ils sont juifs, nous devons appeler le mal par son nom. Lorsque les vieux préjugés apparaissent sous des formes plus discrètes et plus acceptables en apparence, nous devons les dénoncer avec clarté.

Cela signifie aussi prier pour la paix de Jérusalem : « Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! » (Psaume 122.6).

Et si nous annonçons l’Évangile au peuple juif, nous devons le faire avec humilité, amour, vérité et respect de la liberté de conscience, jamais par la contrainte, le mépris ou une pression charnelle.

Car le centre de cette histoire n’est ni l’État d’Israël, ni la géopolitique, ni les idéologies contemporaines, aussi réelles et douloureuses soient-elles.


Le centre de l’Écriture, c’est Jésus-Christ.
C’est lui qui donne son sens à toute l’histoire biblique, depuis Abraham jusqu’à l’accomplissement final des promesses de Dieu. Le croyant doit se garder de deux tentations opposées : l’indifférence, qui réduit la haine envers les Juifs à un simple fait parmi d’autres ; et la fascination politique, qui laisse les débats géopolitiques éclipser l’Évangile lui-même.

Notre appel est différent : discerner le temps présent avec lucidité, aimer les hommes sans exception, défendre la vérité sans complaisance, prier pour la paix sans naïveté et annoncer Jésus-Christ.


Écoutons, comprenons ensemble
La haine contre Israël n’a cessé de traverser les âges : oppression en Égypte, persécutions, expulsions, massacres, pogroms, Shoah, attentats, mensonges, complots, vociférations. Comme l’a crié le psalmiste : « Voici, tes ennemis s’agitent… Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse… Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël » (Psaume 83.3-5).

Mais l’Éternel des armées a parlé : la haine ne triomphera pas !

Quand Paul contemple le mystère d’Israël, il ne s’incline ni devant une nation, ni devant une puissance humaine. Il tombe à genoux et s’écrie : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! » (Romains 11.33).

Voici où l’Esprit nous conduit : non vers l’idolâtrie d’un peuple, non vers l’envoûtement d’un État, mais vers l’adoration du Dieu fidèle, qui tient les rênes de l’histoire, qui appelle les nations, et qui n’oublie aucune de ses promesses. Il l’a juré, il le fera !

Nous ne connaissons pas tous les chemins de demain. Ne nous hâtons donc pas de proclamer chaque événement comme l’accomplissement des Écritures. Mais nous connaissons Celui qui tient demain dans sa main ! Il a dit : « J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli ; je dis : Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (Ésaïe 46.10).

Chrétiens, entendons ceci : combattre l’antisémitisme n’est pas une cause parmi les causes, ni un combat politique passager. C’est un acte de fidélité à l’Alliance, à la Parole, à l’Évangile de Jésus-Christ. C’est proclamer que le peuple juif demeure, selon l’apôtre, « bien-aimé à cause des pères » (Romains 11.28). C’est confesser que notre foi est greffée sur l’olivier d’Israël, que notre salut plonge ses racines dans la promesse faite à Abraham, à Isaac et à Jacob. C’est choisir la vérité contre le mensonge, la grâce contre la haine, la vigilance contre l’endormissement, l’humilité contre l’orgueil, la compassion contre l’indifférence, la fidélité contre l’abandon. Et c’est veiller, car voici : Celui qui a promis de rétablir Israël dans son pays n’a pas fini d’agir. L’histoire n’est pas close. Le Dieu d’Israël se lève !

« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel…
Je vous arracherai aux nations, je vous rassemblerai de tous les pays
et je vous ramènerai sur votre territoire.
Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés.
Je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles.
Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau.
Je retirerai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair.
C’est mon Esprit que je mettrai en vous.
Ainsi, je vous ferai suivre mes prescriptions, garder et respecter mes règles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos ancêtres,
vous serez mon peuple et je serai votre Dieu » (Ézéchiel 36.24-28).

Shalom aleikhem