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Samizdat

L'homosexualité devant le Dieu de la Bible.

 




Paul Gosselin ©2000


L'Église, la «chair» et la sexualité.

Admettre ou non l'homosexualité ? En Occident, il s'agit certainement d'une question épineuse et émotive. Mais pourquoi si émotive ? La raison est simple, notre sexualité est un aspect très intime de notre identité. Ce qui touche directement notre identité profonde provoque inévitablement des émotions très fortes de part et d'autre. Avant de discuter de la perspective biblique sur l'homosexualité il faut d'abord comprendre pourquoi l'homosexualité a longtemps été traitée comme un péché plus terrible que d'autres (un péché de la «chair») et pour ce faire il faut regarder l'histoire. Si on examine l'histoire du christianisme à partir d'un point de vue évangélique[1] on se rend compte que l'attitude méprisante vis-à-vis la sexualité (et par ricochet l'homosexualité) est le résultat d'une infiltration d'idées étrangères, c'est-à-dire non-chrétiennes.

Aux premiers siècles de l'Église la culture dominante était la culture grecque. Même si c'était l'époque où dominait le pouvoir militaire de l'empire romain, au niveau culturel la philosophie grecque commandait le plus de respect. La majorité des philosophes grecs et les gnostiques[2] portaient un regard dualiste sur le monde. C'est-à-dire que l'on croyait que ce qui est spirituel (ou abstrait, lié à la raison, comme la géométrie) est bon, et ce qui est terrestre, corporel ou matériel est vil et méprisable. D'après leur mythologie, le monde matériel avait été créé par un être déchu ou un démon. Les gnostiques croyaient aussi à un salut par un savoir secret et il leur fallait subir diverses initiations pour atteindre ce savoir. C'est pour cette raison que dans le monde antique de manière générale, les métiers manuels étaient méprisés et généralement confiés aux esclaves ou aux individus de classes inférieures. Les gens de classe noble ne participaient jamais à la production de ces choses (bien qu'ils profitaient de cette production).

Les chrétiens des premiers siècles, intimidés par cette culture dominante, ont combattu certaines concepts mais, avec le passage du temps, ont fini par absorber un certain nombre d'idées de la culture dominante, telle cette attitude vis-à-vis du monde (où s'opposent le matériel et le spirituel), et c'est pour cette raison qu'on finit par regarder la sexualité (et le plaisir sexuel) comme quelque chose de mauvais ou de méprisable. Si l'influence de la culture hébraïque avait pu se faire sentir chez les chrétiens plus longtemps et avec plus de profondeur, cet état des choses aurait pu être évité, mais après le premier siècle les chrétiens d'origine juive devinrent très rapidement minoritaires. L'adoption du regard dualiste sur le monde par le christianisme a eu toute une série de conséquences sur la culture occidentale. On en vint par exemple à regarder les leaders non mariés comme étant plus «spirituels». Augustin (4e siècle) qui, avant sa conversion, avait été manichéen (une forme de gnose), a été un de ceux qui introduisirent de telles idées dans ses écrits. Ce regard dualiste explique aussi l'attitude longuement promue par l'église catholique qui veut que l'acte sexuel, même à l'intérieur du mariage, ne soit admissible qu'à condition de viser la procréation. L'idée des monastères et des ordres religieux non mariés a aussi sa source dans cette philosophie païenne.

Même l'interprétation de la Genèse en a été affectée. Qui n'a pas entendu que, dans l'histoire de la chute d'Adam et Ève, la «pomme[3]» représente la sexualité ?! Pourtant le récit de la Genèse lui-même dément ce mépris ridicule de la sexualité, car même avant la Chute Dieu ordonne à Adam et Ève «Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez (...).» (Gen. 1: 28). Il suffit de réfléchir un moment, comment obéir à cette ordonnance sans acte sexuel ? Un autre livre[4] de la Bible qui dément cette attitude méprisante vis-à-vis la sexualité est le Cantiques des Cantiques, que l'on croit écrit par Salomon. Bien que ce soit un livre poétique on y décrit de manière fort belle les diverses parties du corps humain. Il est bien clair pour l'Hébreu de l'antiquité que la sexualité humaine (à l'intérieur du cadre du mariage prescrit par la Torah) est une chose très belle et très précieuse, un don de Dieu. Quelque chose que l'on peut même célébrer au point de l'inclure dans les textes sacrés ! La normalité de la sexualité humaine dans la vision biblique apparaît aussi dans le récit de certains détails banals. Dans l'Ancien Testament, par exemple, le récit de la Genèse indique qu'Adam et Ève étaient nus et n'en avaient point honte.

Ailleurs dans l'Ancien Testament on aborde la nudité sans scrupule. On décrit par exemple la poursuite de David par le roi Saül qui, au cours d'une pause, va uriner dans une caverne (1 Sam. 24: 3, rendu par un euphémisme dans bien des traductions «se couvrir les pieds»). Dans le Nouveau Testament on décrit l'incident suivant:

Dans le contexte d'une vision gnostique de la sexualité ces incidents n'auraient jamais été décrits. Chez les Juifs de l'antiquité, le corps humain n'est pas une chose honteuse. Mais cet héritage du dualisme gnostique pèse lourd et même aujourd'hui bien des chrétiens sont mal à l'aise avec de tels textes et peu de sermons s'y rapportent. À ce sujet C. S. Lewis remarque (1943/85: 108-109):

Kreeft est d'avis que le sexe est symbolique de réalités célestes (1999: 173)

On a longtemps classé l'homosexualité comme un péché de la chair. Il est triste et ironique de constater que la définition biblique des péchés de la chair contraste énormément avec celle que l'Église a adoptée par la suite en se basant sur des concepts dualistes[5] qui ont été acceptées et diffusés par les «Pères» de l'Église (des auteurs chrétiens qui ont écrit du 1er siècle jusqu'au 5e environ). Ces idées dualistes ont malheureusement eu une grande influence dans les milieux évangéliques aussi. La position biblique vis-à-vis le péché comprend une grande variété de comportements (dont certains sexuels) mais elle n'établit pas de hiérarchie particulière entre eux. Voyez la liste suivante, tirée de la Bible:

Près de la moitié des comportements condamnés ici (inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, l'envie) n'ont rien à voir avec la sexualité ni avec un quelconque besoin physique, mais sont liés à des questions relationnelles. On constate que bien que les Écritures ont repris des concepts de la philosophie grecque (notion de chair), elle les ont associés à un contenu fort différent. Mais celui qui veut s'approcher du Dieu qui s'est révélé dans la Bible doit inévitablement faire face au fait que la race humaine est déchue, qu'elle s'est coupée d'une intimité originelle avec Dieu et que maintenant elle se trouve prise avec l'aliénation, l'oppression, la maladie, l'injustice, le mensonge et autres problèmes que l'on connaît tous de proche ou de loin. La personne de l'homosexuel est digne de respect car il/elle aussi est fait à l'image de Dieu. Il/elle est un enfant d'Adam et Éve.

Mais tous doivent faire face à la réalité du péché dans leurs vies. Dans notre génération, on croit couramment que le péché n'existe plus, mais celui qui désire s'approcher de ce Dieu qui s'est révélé dans la Bible doit faire face à son péché quel qu'il soit: mensonge, adultère, fornication, meurtres, haine, alcoolisme, racisme ou... homosexualité (lesbianisme). Affirmer, comme certains, que c'est une question d'interprétation, que la Bible ne condamne «pas vraiment» l'homosexualité c'est un peu comme dire que malgré toutes les données historiques, au fond, l'Holocauste est une histoire inventée. Certes, avec un sens d'imagination très fertile (et un filtrage très serré des données) c'est possible «d'interpréter» ainsi les choses.

Soyons sérieux. L'Ancien et le Nouveau Testament sont unanimes à classer l'homosexualité comme un comportement condamné par Dieu. Tous les êtres humains ont un besoin profond d'amour et de plénitude, mais, étant des créatures déchues, inévitablement nous tentons de combler ces besoins avec des choses inappropriées, des perversions (du point de vue biblique). Que ce soit parfois des perversions considérées «respectables» (du point de la société environnante) ou non ne change rien à l'affaire. L'homosexualité est une de ces distorsions de la création originelle, une parmi tant d'autres… Même si nous nous targuons de vivre dans une époque ouverte, où l'on tolère n'importe quoi, il s'agit tout de même d'une époque qui n'est pas du tout tolérante aux mots «péché», «absolu» ou «vérité» . Il suffit de mentionner ces mots et l'on entend immédiatement des grincements de dents. Et qu'il puisse exister un Quelqu'un qui voudrait nous dicter des règles pour nous dire comment diriger nos vies ? À nous les modernes, qui ont marché sur la lune, qui explorent la première nanoseconde du Big Bang et qui explorent le génome du corps humain ? Quelle arrogance[6] ! L'écrivain CS Lewis a été athée pendant de longues années avant sa conversion au christianisme et il s'identifiait à cette aversion au Grand Emmerdeur. Dans son autobiographie, il relate (1955: 172):

Aujourd'hui, tous ceux qui, à partir d'une notion d'absolu ou de vérité, contestent les comportements (sexuels ou autres[7]) et la moralité opportuniste «politically correct» véhiculée par les médias en Occident, sont attaqués avec une furie systématique et dévastatrice. La «tolérance» bien ordonnée commence[8] par soi-même, évidemment !...

L'homme postmoderne vit dans le monde post-darwinien, un univers vidé de sens, vidé de grandes valeurs. Le 20e siècle a vu l'érosion des grands projets politiques collectifs (élaborés à la fin du 19e siècle), il a aussi vu l'érosion de l'espoir. Les leçons du nazisme et du communisme sont encore difficiles à digérer pour les héritiers des Lumières. Que lui reste-t-il à l'homme postmoderne? Ses émotions, ses instincts, ses appétits, le sexe… Et alors si on remet en question sa sexualité, il ne faut pas se surprendre s'il réagit avec fureur. C'est avec raison, car il ne lui reste plus rien d'autre pour se valider sur le plan existentiel. C'est souvent son seul moyen de salut. Micheal Linton remarque à ce sujet (1996: 28)

Sans doute que le marquis de Sade serait très à l'aise à notre époque...


Les élites «politically correct» et la sexualité.

Dans les médias, lorsqu'il est question d'homosexualité, un mot est sur toutes les bouches et c'est le mot «homophobie». Les accusations d'homophobie sont d'autant plus faciles que ce concept est une arme idéologique fort efficace. Par définition on considère donc «homophobe» à la fois celui qui utilise la violence physique contre les homosexuels ou qui encourage d'autres à le faire et celui qui simplement remet en question le comportement homosexuel (tout est confondu et ce n'est pas un hasard). On considérera que ce dernier «haït» les homosexuels même si dans la vie de tous les jours il agit correctement envers tous les homosexuels qu'il/elle rencontre et leur accord les mêmes égards qu'à tout autre personne sur sa route. Dans les faits, on ne s'intéresse pas aux motifs de la critique, ni au comportement réel de la personne qui émet une telle critique. La défense n'a même pas à comparaître afin de plaider sa cause car ce jugement rendu est sans appel. A priori, une telle critique est de toute manière jugée inadmissible. Cette manière de poser le débat par les élites gaies est une arme idéologique d'autant plus efficace qu'elle permet d'évincer toute critique de l'homosexualité et mettre fin à toute discussion ou remise en question. La critique de l'homosexualité n'est plus alors une opinion recevable, mais constitue un délit contre l'éthique "politically correct". L'homosexuel est toujours victime et le critique est toujours un réactionnaire, borné, intolérant, frustré, névrosé, etc. etc. Il est toujours coupable… peu importe son comportement dans la vie quotidienne.

C'est si prévisible et si commode d'ailleurs. Plus besoin de répondre aux arguments de la critique ni de rendre des comptes pour les siens. C'est tout comme sur le plan politique lorsqu'on traite quelqu'un de fasciste. On ne discute pas avec un fasciste, on l'excommunie (on l'exclue, sinon on le marginalise tant que peut se faire sur le plan médiatique). Évidemment, dans une telle perspective, la distinction chrétienne entre péché et pécheur (aimer le pécheur mais pas le péché) doit être évacuée de force, car elle a la conséquence ennuyeuse de rendre l'homosexuel responsable de ses actes. Il n'est pas, de toute manière, surprenant que les élites pro-gaies ne puissent accepter une telle attitude (rejet du péché / acceptation du pécheur), car leur objectif est de nous convertir à leur religion «politically correct» et accepter la moralité qui l'accompagne. En ce qui me concerne, désolé… Tant qu'à ça, faites du porte à porte comme les Témoins de Jéhovah pour convaincre les gens de votre position plutôt que nous filer vos convictions par le biais d'un lobbying médiatique et juridique. C'est étrange, mais les médias ont a fait du critique actuel de l'homosexualité un portrait semblable à celui dont on faisait de l'homosexuel(le) à l'époque victorienne: un être suspect, répulsif, voir démonisé. Ironique, n'est-ce pas ? Peut-on vraiment affirmer, sans mauvais foi, qu'il n'a pas de différence entre l'attitude chrétienne authentique et celle des autorités religieuses en Arabie Saoudite qui ont décapité 3 personnes soupçonnées d'être homosexuelles (Actualité mars 2002, p. 46). Les chasses aux sorcières se suivent ,mais ne se ressemblent pas... On constate que pour les adeptes de la religion «politically correct» il soit nécessaire d'étouffer toutes les voix dissidentes. En d'autres circonstances, n'est-ce pas ce qu'on appel la censure...?

Mais en parlant des médias, la question du SIDA est intéressante. Dans les médias, on a vite fait de pointer du doigt les preachers américains qui avaient osé affirmer que le SIDA pouvait être un jugement de Dieu. Et dans l'esprit médiatique on nous présente alors un dictateur céleste, irritable et capricieux, lançant un éclair sur le pauvre mortel qui ose lui faire une grimace ou se donne un quelconque petit plaisir au cours de son existance misérable. Du moins c'est la version médiatique standard. Enfin, mais on peut envisager la chose autrement et de manière un peu moins hollywoodienne. Par exemple on peu penser au jugement tout à fait ordinaire et quotidien qui tombe sur le gars qui aime trop faire la fête et qui insiste à prendre le volant de sa voiture après une soirée bien arrosée et malgré les supplications de ses amis et qui par la suite va frapper un arbre et qui devient paraplégique pour le reste de sa vie. La vie nous fait souvent ces leçons, si on veut bien écouter. Les Écritures nous disent par ailleurs "Ta méchanceté te châtiera, et ton infidélité te punira. Tu sauras et tu verras que c'est une chose mauvaise et amère d'abandonner l'Éternel, ton Dieu, et de n'avoir de moi aucune crainte, dit le Seigneur, l'Éternel des armées." (Jérémie 2: 19) Mais est-ce possible que cette version puisse intéresser les médias ? Il faut en douter... Mais il y a une raison pourquoi notre génération si "politically correct" réagisse de manière si forte et si émotive à la notion d'un jugement. Dans l'esprit postmoderne, nous sommes tous de petites divinités, établissant chacun pour sa part, ce qu'est le bien et le mal. Tous ont leur »vérité». Notre génération, si «tolérante», déteste la culpabilité et DÉTESTE plus encore le concept de jugement c'est-à-dire l'idée que quelqu'un, fut-ce le Dieu de la Bible, puisse lui dire: «Je ne suis pas d'accord avec tes attitudes ou comportements !» Notre génération tolère tout, tout sauf un Absolu, une Vérité transcendante, un Législateur devant qui NOUS on aurait des comptes à rendre.


L'Ancien testament
Dans l'Ancien Testament, l'homosexualité (l'acte et non la tendance) était condamnée de la même peine que l'infanticide (Lévitique 20: 1,2), l'adultère (Lév. 20: 10), l'occultisme (Lév. 20: 6) et le meurtre (Lév. 24: 17), c'est-à-dire par la peine de mort. Concernant l'homosexualité, Lév. 20: 13 indique:

À nos yeux au 21e siècle cela peut paraître extrême, voir arbitraire, mais ça ne l'est pas. Lorsqu'on y songe bien, on se rend compte que l'ampleur de la peine ici souligne le fait que ces actes sont, aux yeux de Dieu, graves. Mais graves pourquoi ??? C'est qu'ils détruisent, à court ou à long terme, quelque chose d'une importance extrême, du don de vie accordé à chaque être humain: l'identité en tant qu'être sexué. De manière négative, les interdits très forts contre l'adultère, l'infanticide, l'occultisme et le meurtre que l'on retrouve dans l'Ancien Testament sont donc une haie de protection autour de quelque chose de très précieux, l'image de Dieu imprimée profondément dans l'être humain.

L'interdit contre l'homosexualité est tout aussi clair dans le Nouveau Testament aussi. Dans l'épître aux Romains (chap.1: versets 26, 27, 32), en parlant de ceux qui ont rejeté leur Créateur, on indique:

Certains sont d'avis que les condamnations de l'homosexualité du Nouveau Testament ne sont que des manies de l'homophobe Paul et que Jésus, le «Maître de l'Amour», n'avait rien contre. Il est vrai que Jésus n'a jamais discuté directement de l'homosexualité, mais concernant la loi de l'Ancien Testament (où l'homosexualité est bien proscrite) il a clairement indiqué (Matthieu 5: 17-18):

Nous pouvons donc dire avec assurance que, dans Jean 8: 3-11, où l'on conduisit devant Jésus une femme prise en flagrant délit d'adultère, si c'eût été un(e) homosexuel(le), la réaction aurait été la même. «Femme, où sont ceux qui t'accusaient?(...) Je ne te condamne pas non plus; va, ne pèche plus.». C'est d'ailleurs un principe qu'on retrouve opérant aussi dans l'Ancien Testament: le jugement et la grâce. L'un ne va pas sans l'autre. Dans la vie de David on le constate aussi. Lorsqu'il commit un adultère et un meurtre, le jugement de Dieu (en 2Samuel chap. 11) tomba et l'enfant issu de cette union mourut. Mais après la repentance de David, Dieu bénit celui-ci à nouveau et l'enfant suivant issu de la même épouse, Salomon, deviendra roi d'Israël (2Sam. 12: 24). Dans la vie de tous les jours, le chrétien en Occident peut évidemment côtoyer un voisin, collègue de travail ou un membre de sa parenté qui est homosexuel. Sans valoriser ce style de vie, le chrétien peut néanmoins souligner et reconnaître les qualités personnelles et professionnelles de ces personnes dans la même mesure qu'il le ferait pour tout autre individu. S'il contrôle mal un sentiment de dégoût à l'égard de telles personnes, il doit se rappeler qu'il faut d'abord avoir en dégoût son propre péché... Nous ne sommes tous que des tisons arrachés du feu.

Notre génération supporte très mal entendre affirmer qu'un comportement (comme l'homosexualité) puisse être qualifié d'anormal, ou qu'il s'agisse d'un péché. Notre génération déteste de manière absolue le jugement. On aime bien être libre de ces «rappels à l'ordre» issus de la Parole de Dieu. On préfère croire aujourd'hui qu'un peu d'immoralité, un peu de mensonge, un peu de ci ou de ça est «normal», mais Dieu, lui, dit NON. Il faut bien comprendre que l'homosexualité n'est pas un péché plus terrible qu'un autre. D'après la Parole de Dieu c'est un péché comme les autres. Mais le péché, soyons clairs, n'est jamais une infraction banale car il nous coupe d'une relation possible avec Dieu et nous mène d'abord dans notre enfer individuel, quotidien et, un jour, dépendant de nos choix, cela deviendra l'ENFER perpétuel. Là on sera libre, finalement. Oui, libre de la vie, mais pas de la mort, libre de l'amour et de l'amitié mais pas de l'indifférence ou de la haine, du sens mais pas de la folie, de toute responsabilité mais non pas de la culpabilité. La merde (excusez l'expression) qui nous étouffe ici, sera là la seule réalité.

Un berdache Zuni
Un berdache Zuni du sud-ouest américain

Une des approches pour légitimer l'homosexualité dans les milieux académiques est de référer aux études transculturelles. En anthropologie par exemple, on cite les exemples des berdaches dans les sociétés amérindiennes. Le berdache est un personnage de type chamanique, mais il a ceci de particulier en ce qui a trait à sa sexualité; il est un travesti. Ce sont des hommes déguisés en femmes et qui peuvent, dans certains cas, se marier. Puisqu'il s'agit d'individus intégrés à leurs sociétés et non marginalisés, ces cas sont cités pour affirmer la légitimité de l'intégration de l'homosexualité en Occident. En biologie, on cite parfois les cas de certaines espèces animales où on rencontre des cas de sexualité homophile. On rencontre de tels comportements chez les rats urbains par exemple. Argument développé par l'auteur Jean-Pierre Otte dans plusieurs de ces livres.

Le raisonnement sous-jacent à ces arguments est la suivante; si l'homosexualité a été considérée légitime et acceptable, voir valorisée dans d'autres sociétés (que l'on retrouve dans le temps ou l'espace) ou chez d'autres espèces animales alors il est tout à fait légitime de réclamer l'acceptation et la valorisation de l'homosexualité dans l'Occident contemporain.

C'est vite conclue, mais on l'affirme généralement sans poser la question où nous conduit une telle logique? Si on la suit jusqu'au bout alors il faudrait admettre bien d'autres pratiques encore que l'on retrouve dans plusieurs sociétés. On peut citer, entre autres, la brutalité masculine à l'égard de la femme dans le couple, l'élimination des vieillards, la clitherodectomie rituelle (en Afrique), le sacrifice humain (chez les Aztèques), l'élimination de la descendance féminine en Chine, l'esclavage, etc. Chez les animaux, on rencontre parfois aussi le cannibalisme des rejetons (chez l'ours polaire mâle), l'abandon des rejetons, l'élimination des bourdons (mâles) chez les abeilles à l'automne et le totalitarisme rigide des systèmes de castes chez les termites. Chez les oiseaux, il y a le Vacher d'Amérique qui a l'habitude de pondre ses œufs dans les nids d'autres oiseaux qui se voient non seulement chargés de la progéniture du Vacher, mais lorsque grandit le petit Vacher, il élimine les autres oisillons en les projetant hors du nid. Le romancier anglais HG Wells a noté à ce sujet (1893)

Il faut alors constater qu'il est impossible de rejeter ces comportements sans faire appel à une loi morale universelle. La nature, pour sa part n'a rien à dire s'il faille préférer le parasitisme ou le cannibalisme aux comportements plus altruistes. L'altruisme est une notion liée à la culture des homo sapiens, c'est-à-dire lié (et supporté sur le plan logique par) à une religion où un idéologie. La nature est toujours interprétée. Elle ne peut jamais servir de modèle tout azimuts. La référence à la nature est donc toujours sélective, jamais neutre. La leçon de la nature est toujours filtrée par le biais de la religion/idéologie de celui qui prends le rôle de pédagogue. La religion "politically correct" de notre époque relativiste ne peut non plus nous fournir une loi morale universelle, mais si on examine le christianisme, ces lois sont ancrées dans la personne de Dieu et non dans les aléas de l'histoire ou de la culture humaine. Si l'on accepte le relativisme culturel (c'est-à-dire que les normes morales universels n'existent pas et que toute règle de comportement soit relatif à la culture qui l'établi) alors le même argument peut servir à défendre le droit des hommes de battre leur femme ce que beaucoup de sociétés non-occidentales acceptent sans difficulté. Les romains de l'Antiquité acceptaient que les enfants non-désirés soient exposés aux éléments et souvent, mangés vivants par des chiens sauvages. Faut-il en faire autant ? Kreeft remarque à ce sujet (1999: 159)

La moral, une question de statistiques ? "Le dernier sondage blabla nous indique que…" Mais tous savent que les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut. Il faut donc être assez objectif pour reconnaître les conséquences de sa vision du monde et de les assumer. Le relativisme postmoderne comporte une hypocrisie implicite. Lorsque l'homme postmoderne crie "injustice!" (et non "j'aime pas"); les homosexuels à l'égard des "straights", les Russes à l'égard des Allemands, les Noirs à l'égard des Blancs, les Amérindiens à l'égard des Blancs, les Afghans à l'égard des Russes, les Hutus à l'égard des Tutis, les femmes à l'égard des hommes, les hommes à l'égard des femmes, etc. nous reconnaissons alors implicitement une Loi absolue, universelle, sauf qu'en général nous l'appliquons pas à nos propres comportements, mais à ceux des autres…

Une stratégie que l'on rencontre dans les médias populaires lorsqu'on cherche à faire la promotion de l'homosexualité comme style de vie consiste à produire des émissions de télé dramatiques où l'homosexualité est abordé comme un comportement "normal". Quel téléroman québécois n'a pas son homosexuel/lesbienne sympa ? Sur le plan marketing, il suffit de répéter une affirmation à de nombreuses reprises pour que ça soit admis dans l'esprit du grand nombre. Inutile de convaincre alors... Puisque dans ces émissions, on contrôle le contexte de transmission, on peut aussi cerner tout autre discours critique de l'homosexualité comme un discours haineux et marginaliser la personne du critique. Pensons aux jeux olympiques pour "gaies" par exemple. Il y est évidemment question d'activités sportives, mais il s'agit d'abord et avant tout d'un événement de propagande, un véhicule "marketing" pour l'idéologie "gaie". Quel autre raison d'être (à moins que ce soit une excellente occase pour du "cruising"...) car, a priori, les "gais" ne sont pas exclus des jeux olympiques traditionnels?

Aujourd'hui les pressions sociales (dans les médias et de plus en plus dans le système éducatif) pour inciter les vierges à expérimenter la sexualité avant le mariage sont énormes. Le message plus ou moins subliminal qui est transmis est que vous n'êtes rien si vous n'avez jamais couché avec quelqu'un. Si vous n'avez jamais couché avec quelqu'un on considère que vous n'êtes pas un adulte accompli. Dans notre société moderne, les pratiques sexuelles deviennent presque un moyen de salut, mais le lendemain, après s'être rhabillé, rien de fondamental n'a changé. La vie suit son cours ordinaire et la solitude reste le compagnon de route. Le message du salut par le sexe vanté dans tant de nos médias (comme moyen d'épanouissement) est une promesse vide car la poursuite d'une sexualité sans bornes ou sans limites (bibliques) détruit peu à peu la capacité de partager et d'apprécier la communion intime qui doit se situer au cœur du mariage.


Préjugés homophiles
Les militant(e)s homosexuel(le)s ne peuvent d'ailleurs concevoir les relations d'amitié décrites dans la Bible entre Jésus et Jean («l'apôtre que Jésus aimait», Jean 13: 23) ou celle entre le roi David et Jonathan (1Sam 18: 3, 2Sam 1: 26) qu'en tant que relations homosexuelles bien que le texte biblique ne décrive aucun comportement sexuel entre ces individus. Un tel comportement d'ailleurs aurait été en contradiction flagrante avec la loi juive que ces individus avaient la réputation de respecter. Si, par exemple, Jésus avait effectivement entretenu une relation homosexuelle avec l'apôtre Jean, au moment où ses ennemis cherchaient des motifs pour l'accuser devant le Sanhédrin peu avant sa mort, ces derniers n'auraient certainement pas manqué de le souligner à cette occasion. Dans The Four Loves (Harcourt Brace & co. London & New York), CS Lewis nous livre des remarques piquantes touchant ceux qui ne peuvent concevoir l'amitié sans sexualité (1960/88: 61)

La Bible est un livre très réaliste. Elle ne cache pas les fautes des personnes dont les vies y sont décrites. Le cas du roi David est un bon exemple. La double faute de David a été un adultère suivi d'un meurtre. La Bible ne passe pas ce fait sous silence et donne même des détails juteux sur le complot qu'il a d'abord fomenté afin d'étouffer l'affaire, ainsi que ses démarches pour éliminer le conjoint gênant. Tout ceci est relaté dans le chapitre 11 de 2Samuel. La lecture de ce récit donne presque l'impression d'une page à potins d'Écho-Vedettes[9]. La Bible décrit aussi les jugements de Dieu envoyés contre David afin de punir ces actes (2Samuel 12: 9-12, leur accomplissement se trouve en 2Sam.13 et 2Sam. 16: 21-22). Par ailleurs on peut se demander si le comportement de David est représentatif de l'homme homosexuel moyen; convoiter une femme et tuer un autre homme (un guerrier d'une grande intégrité qui pourtant aurait pu être objet de désir si effectivement David avait été homosexuel) pour l'avoir ? La chose est invraisemblable, c'est le moins qu'on puisse dire. Il faut noter par ailleurs si David avait entretenu un amant homosexuel sans quitter cette relation et sans s'en repentir cela aurait fait de David un «maudit hypocrite», comme on le dit en québécois, lorsqu'il a composé le Psaume 18 où il affirme:

ou encore:

Et pourtant David, bon juif, s'il avait effectivement entretenu un amant homosexuel, aurait su immédiatement qu'il violait l'ordonnance de Lév. 20: 13. Et dans ce contexte toutes ses belles déclarations à l'égard de la Loi dans les Psaumes qu'il a rédigés seraient mensonges et hypocrisie. Tout comme les psychanalystes freudiens qui voient le sexe partout, les homosexuel(le)s qui se réclament du christianisme voient des relations homosexuelles (sinon bisexuelles) partout. De telles interprétations en disent malheureusement plus long sur les personnes qui adoptent de telles positions que sur les données bibliques comme telles...

Mais revenons à notre époque. Les gai(e)s aiment bien crier à l'injustice: «Nous sommes des VICTIMES !!» Victimes des préjugés de la société et victimes de notre biologie. D'accord pour les préjugés, la vie de marginal n'est certes jamais facile. C'est ironique, mais c'est justement dans le sentiment de marginalité que les homosexuels et les évangéliques se rencontrent, car par rapport à la majorité ces deux groupes sont marginalisés. Dans notre société actuelle, une personne qui devient née de nouveau (chrétien évangélique) risque certainement de subir tout autant de rejet qu'une personne qui sort du "garde-robe" et se déclare ouvertement homosexuel. Dans chacun des cas, elles risquent le rejet de la part de parents, amis et courent des chances de harcellement au travail. De plus une personne dans un milieu très "politically correct" (comme celle des médias électroniques) qui devient évangélique et qui ne s'en cache pas risque de voir des portes se fermer pour l'avancement de sa carrière si ce n'est perdre son travail. Il doit apprendre à se "tenir tranquille", ne pas remettre en question les préjugés admis. L'expression «fondamentaliste» est aujourd'hui un terme de mépris extrême, au même titre que «terroriste». Le chrétien qui s'affiche ouvertement en milieu universitaire, particulièrement au niveau des études graduée dans des champs d'études très "politically correct" comme les sciences sociales ou les arts et lettres, sera aussi bienvenu que le juif dans les années 30 et risque aussi de voir de nombreux obstacles s'ajouter à son parcours professionnel. Évidemment, faut avoir tenté une telle expérience pour comprendre...

Oscar WildeÀ vrai dire dans les sociétés "politically correct" actuelles la marginalité de l'homosexualité devient de plus en plus mythique. Dans les faits, les 'gais' font parti l'establishment de l'Occident postmoderne. C'est un fait d'observation banale que tu veux démarrer une émission de télé ou une pièce de théâtre au Québec, il va de soi qu'il faut y ajouter un personnage homosexuel ou lesbienne sympa. Et c'est une attitude fort répandu ailleurs aussi. On constate régulièrement des clins d'oeil à l'homosexuel sympa dans les feuilletons ou films américains. Chose certaine, un tel état des choses est le reflet fidèle des convictions de ceux qui contrôlent les budgets culturels et l'accès aux médias populaires, les "gate-keepers" comme on dit en anglais. Par ailleurs, la marginalité des évangéliques devient de plus en plus concrète. Si un traitement médiatique critique de l'homosexuel est fort exceptionnel, les critiques de tout de ce qui se reclâme du christianisme dans les médias (théâtre, télévision, cinéma) sont la règle (à moins qu'il ne s'agisse d'un christianisme banalisé, vidé de tout contenu). On voit régulièrement mettre en scène des personnages chrétiens qui ne sont que des stéréotypes: le télé évangéliste avare qui escroque ses télé fidèles, le voisin inoffensif, mais quelque peu attardé, à la Ned Flanders dans la série de dessins animés américaine des Simpsons©, un aliéné mental qui lit sa Bible ou encore le fanatique pro vie qui tue des médecins avorteurs et fait sauter des cliniques d’avortement. Jésus, pour sa part, n'a jamais eu de scrupules sociaux et ne se gênait pas de se tenir avec les marginaux, les gens aux mœurs douteuses et les personnes de «mauvaise vie». Il leur exprimait la Vérité, mais aussi un amour vrai qu'ils pouvaient reconnaître. D'ailleurs, même un des homosexuels les plus notoires du 19e siècle, Oscar Wilde, rend témoignage, à sa manière, de la crédibilité de Jésus[10]. Lorsque les pharisiens et les scribes (les "straight" de l'époque) irrités par l'attitude de Jésus demandent: "Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?" Jésus, réponds "Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs." (Luc 5: 30-32) Il faut se rendre à l'évidence que Jésus est le seul vrai "straight", Nous, peu importe notre sexualité, nous sommes tous des croches des pervers, sous un angle ou un autre, des images de Dieu déformées.

Pour ce qui est du mythe bien répandu que l'homosexuel ne peut jamais changer, là, il n'est pas nécessaire d'être d'accord. Le site de Samizdat comporte justement le témoignages d'un individu qui en es sorti (Bergner), mais non sans efforts il va sans dire. On peut penser aussi au témoignage du philosophe de la science Frederick Suppe qui a quité l'homosexualité (1993). Bien que certains facteurs reconnus (particulièrement l'environnement familial) ont une influence certaine sur l'orientation sexuelle d'un enfant, la vie est faite d'une série de petites décisions qui s'accumulent dans le temps. C'est surtout le poids accumulé de ces décisions dans le temps qui finit par imposer la plus grande contrainte. L'homosexualité n'est pas, au bout du compte, «naturelle» ni inévitable mais constitue un comportement appris et qu'on peut, avec de l'aide (de Dieu, de bons conseillers et d'amis), désapprendre. Pour être clair, ce processus n'est ni facile ni rapide, mais il en est de même d'autres habitudes qui peuvent dominer une vie dont la drogue et l'alcool. Certain(e)s ex-homosexuels parviennent à se marier, mais d'autres ne se marieront jamais, et après un temps seront heureux et célibataires. Notre Seigneur ne s'est jamais marié, alors... Il est sûr que le fait d'accepter l'homosexualité comme un fait naturel élimine tout un ensemble de problèmes pour l'homosexuel(le) dont la culpabilité et le défi de confronter et de couper avec des habitudes et attitudes bien ancrées. Mais à long terme rien n'est réglé.

Vers 1997, un article parut dans le Wall Street Journal touchant cinq psychiatres travaillant avec des individus inquiétés par leur homosexualité. S'appuyant sur les décennies d'expérience cumulative, ces docteurs affirmaient que la thérapie permet, avec un taux de succès comparable à d'autres problèmes, d'aider ces gens de reprendre une vie hétérosexuelle. Ils affirmaient que le dogme actuel qui veut que l'homosexualité soit condition immuable, permanente, constitue un obstacle à des individus qui cherchent justement de l'aide à ce titre. IL ne faut pas s'étonner que dans les jours qui suivent, la section du courrier ait été prise de force par des gens criant "Hérésie!" En somme, leur message unanime était: "L'homosexualité est inchangeable, l'homosexualité est tout à fait saine et il ne faut pas permettre que des homosexuels puissent vouloir quitter cet état." L'un des rédacteurs de lettres offensés nota: "Le seul choix pour une personne gaie est d'accepter son homosexualité et vivre une vie épanouie et productive ou nier son homosexualité et vivre une vie solitaire, une vie de mensonge et de craintes dans le placard." Comment peut-on avoir le culot de chercher une autre alternative ! Dans une génération dominée par l'idéologie du choix, nous déterminons vos choix...

D'ailleurs, si on considère les luttes que livrent les gai(e)s au niveau des médias ou encore au niveau juridique, une constante se dessine: le désir de reconnaissance et d'acceptation. À mon sens il y a lieu de croire qu'il s'agit du symptôme d'un malaise mal refoulé. On peut se demander si, de manière subconsciente, de la par des gaie eux-mêmes on se doute qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec ce style de vie et afin d'apaiser ce malaise on cherche «quelqu'un» qui puisse dire qu'ils/elles sont «ok». Dans notre génération sécularisée la question ne se pose évidemment plus à Dieu, mais au moyen de lobbies on demande sinon exige cette approbation de la part de la société (afin de protéger leur style de vie par les structures juridiques des nations où ils habitent) ou encore à la science (afin de «démontrer» qu'il existe un gène de l'homosexualité). Un peu comme au moyen âge, le pape couronnait le roi. On les entend crier si fort qu'on doit les «accepter» (sinon leur idéologie) qu'on est en droit de se demander si vraiment ils s'acceptent eux-mêmes... Cherche-t-on la «bénédiction» de la société? La légitimisation sans doute. Est-ce insupportable de suggérer qu'il y a un malaise? Il est bien étrange que les gaies réclament si haut et si fort leur acceptation par la société "straight" tandis que d'un autre côté ils rejettent les valeurs et institutions "straights" comme le mariage et la famille en les redéfinissant de manière subversive. Touchant le mariage justement, notons que même les grecs de l'antiquité, qui ont pourtant toléré l'homosexualité sous diverses formes, n'ont jamais admis de remettre en question le concept du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme.

Une très grande part de l'idéologie postmoderne nous affirme que l'individu est la réalité ultime et qu'il doit être complètement autonome, sans liens. On peut penser à la boutade féministe anglophone: "A woman needs a man like a fish needs a bicycle!" (ou "Un homme est nécessaire à la femme tout comme un vélo est nécessaire à un poisson"). Il y a dans l'idéologie gaie un refus du complément, un refus de dépendance... Mais c'est en contradiction totale avec ce que les Écritures nous affirment: "Il n'est pas bon que l'homme soit seul" (Genèse 2: 18). Malgré les irritants et les trahisons de part en part, on a besoin de l'Autre, celui/celle qui n'est pas comme nous.


Un gène de l'homosexualité ?
La question d'un gène de l'homosexualité[11] par contre, est un couteau à deux tranchants. D'abord il faut noter qu'aucune étude scientifique sérieuse n'appuie une telle hypothèse. La génétique semble être, au mieux, un facteur parmi tant d'autres dans le développement d'un style de vie homosexuel. Dans le contexte actuel, si on accepte cette explication du comportement homosexuel (un gène de l'homosexualité) cela a évidemment l'avantage à court terme d'évacuer la culpabilité des gens qui pratiquent un tel style de vie car alors il serait tout aussi futile d'exiger des gai(e)s qu'ils changent de comportement et de style de vie que d'exiger qu'un Africain change la couleur de sa peau.

La question d'une causalité génétique a déjà été abordé par le William Byne dans un article intitulé "The Biological Evidence Challenged." (Scientific American no. 270, May 1994, pp. 50-55). Dans son article, Byne examine plusieurs études scientifiques qui ont tenté d'établir un lien entre la biologie humaine et le comportement homosexuel. Il arrive à la conclusion qu'on ne peut actuellement établir un tel lien. Il n'est donc pas question d'un gène qui cause l'homosexualité ou de tout autre explication biologique simpliste. Mais dès le début de son article, conscient de la nature controversé de ses conclusions (et des risques que cela pourrait faire courrir des demandes de fonds de recherches futurs), il cherche à ménager les susceptibilités. Il faut donc rendre aux Césars "politically correct" ce qui appartient aux Césars "politically correct". Il se disculpe immédiatement:

Mais d'où nous viennent ces "basic human freedoms", il y a là une question qu'il ne faut pas poser…Explorant les attitudes du dépressif colérique "David", la pyschologue Dorothy Rowe émet des commentaires tout à fait pertinents dans notre contexte où l'on exploite les vertus de comportements liés à une causalité génétique (The Myths We Live By).

D'un autre côté, (soyons pessimistes un moment), dans une société «progressive» portée vers la manipulation génétique et l'eugénisme[12], un peu comme celle que l'on rencontre dans le film Gattaca, une telle explication du comportement gai(e) pourrait avoir des conséquences fort désagréables. Supposons que nous sommes dans le contexte d'un régime totalitaire qui comporte un programme de réformes démographiques. Si, dans cette société, certains groupes de personnes sont définis comme «irréformables», dû à certains facteurs génétiques, alors la tentation peut être grande de les éliminer complètement. Oscar Wilde, lui-même homosexuel, a vu assez clairement les pièges d'une explication héréditaire de quelque comportement humain, aboutissant à un déterminisme absolu (in Maine 1948: 979).

Les Juifs sous l'Allemagne nazie ont dû faire face aux conséquences les plus terribles d'une telle approche. Robert Cecil rend compte de la contribution particulière que fit le darwinisme social (ou l'eugénisme) au développement d'un racisme génétique chez les nazis lequel se superposa sur les préjugés culturels antérieurs (1972: 71-72):

Certains scientifiques (comme le prix Nobel Francis Crick et Th. Dobzhansky) prônent ouvertement des programmes génétiques permettant «d'améliorer» l'espèce humaine. Ce n'est pas de la science fiction. Et bientôt nos connaissances génétiques nous permettront de jouer aux alchimistes et qui sait ce qui peut sortir de la boîte de Pandore? Si le souvenir des camps de concentration nazis s'estompe et disparaît de notre mémoire collective et si apparaissent des contraintes économiques comparables à celles qui ont prévalu dans l'Allemagne après la première guerre mondiale, un cauchemar semblable pourra encore devenir réalité[15]. Si par exemple on tient compte des mouvements au 20e siècle en faveur de l'avortement et de l'euthanasie, un des fils conducteurs est la question fondamentale: «Qu'est-ce que l'être humain[16] ?». À partir de quel moment devient-on humain ? Et à quel moment cesse-t-on de l'être ?

À ces questions, et à la suivante: «Qui mérite de vivre?», la réponse sociale en Occident tend à devenir de plus en plus restrictive[17]. Croire que cette tendance se renversera d'elle-même est fort invraisemblable. S'ils ont acquis ce pouvoir de déterminer qui peut vivre, qui leur enlèvera ? Les forces politiques et économiques qui poussent dans ce sens sont très puissantes. Imaginer des scénarios où cette tendance pourrait affecter des gai(e)s (et bien d'autres groupes d'individus) est très facile car actuellement rien n'empêche que cette tendance restrictive ne se maintienne. Dans l'arène de la Rome antique les gladiateurs jouissaient pour un bref moment de la faveur de la foule. Si un concurrent défait plaisait malgré tout à la foule, les spectateurs relevaient leurs pouces vers le haut afin qu'il ait la vie sauve. Mais lorsque le vent tournait et que ce concurrent ne plaisait plus on abaissait le pouce vers le bas et on criait: «à la mort !» Et c'en était fini. Sur la scène des médias modernes les choses sont fort semblables. Si aujourd'hui les homosexuels, les arbres, les bébés phoques et les baleines sont à la mode chez nos élites «politically-correct» tout va bien, mais lorsque le vent tournera on abaissera peut être le pouce et on criera quoi alors...? Il suffit simplement que le vent tourne. Et pour ce faire, tout d'abord, il faut avoir accès aux médias et savoir les manipuler. Savoir faire des communiqués de presse et tenir des conférences de presse efficaces. Ce sont des éléments clés dans l'Occident moderne.

Cette tendance de redéfinir des notions de base est aujourd'hui très répandue. Par exemple, un grand nombre d'élites culturels et institutionnels tentent de redéfinir le mariage afin que les homosexuels puissent bénéficier des même droits que les hétérosexuels. Mais si le vent tourne chez les élites et que l'on détermine qu'un groupe en particulier n'a plus le droit d'exister alors les choses pourront changer très rapidement. Le monde orwellien est ici.


Le dieu gai

Il faut aussi rendre compte du fait qu'aujourd'hui bon nombre de gai(e)s sont religieux et ne rejettent pas le concept d'un Dieu. Je n'ai pas fait de recherches détaillées sur cette question, mais j'ai l'impression que le pourcentage d'athées dans la population homosexuelle n'est pas beaucoup plus élevé que celui que l'on retrouve dans la population hétérosexuelle (d'un niveau d'éducation comparable). Jusqu'à un certain point cela peut provoquer une certain étonnement pour l'évangélique moyen. A priori, il semblerait plus logique pour l'homosexuel d'avoir une vision du monde athée ou matérialiste. Cela a l'avantage immédiat d'éliminer toute divinité ou figure patriarcale qui pourrait subsister à l'horizon conceptuel. Fini le Législateur cosmique qui veut nous décréter le bien et le mal. On peut faire ce qu'on veut ! À mon sens, une raison pour cet état de choses (il y en a peut être d'autres), c'est-à-dire le nombre d'homosexuels disant croire en "Dieu" est qu'intuitivement, la majorité des gens sentent qu'une vision du monde athée ou matérialiste est fondamentalement déficiente et ne donne pas de sens à un grand nombre d'aspects de la vie humaine. Comment prôner même la tolérance (ce qui sous-entend l'amour pour ceux qui diffèrent de nous) sur une base strictement athée ou matérialiste ? Si la distinction entre le bien et le mal est strictement une question relative, une question que seul l'individu peut trancher, comment imposer même la tolérance dans la société ? Au nom de quel principe absolu peut-on exiger des intolérants qu'ils abandonnent leur intolérance ? En termes concrets, disons que je tire mon plaisir personnel en torturant et tuant des individus âgés entre 30 et 40 ans. Disons que je justifie cette pratique en disant que ce comportement est programmé dans mes gènes et que je n'y peut strictement rien. S'il n'existe aucun Dieu qui décrète pour tous ce qu'est le bien et le mal, qui peut me dire ce qu'est mal ? Pourquoi les concepts d'un autre[18] devraient m'être imposés ? William B. Provine, évolutionniste athée et professeur de biologie à l'Université Cornell, remarque[19] à ce sujet sur l'impact culturel de la théorie de l'évolution:

NietzscheSi, comme le disait Nietzsche, «Dieu est mort!», alors l'homme l'est aussi. Peu nombreux sont ceux qui peuvent vivre dans le monde réel et faire face aux conséquences logiques de cette vision du monde appauvrie. Une telle vision du monde ne donne finalement sens à rien et ce n'est alors pas surprenant que bien des homosexuels «croient en Dieu» malgré l'ennui que cela peut leur causer: l'obligation de devoir manipuler les données bibliques quelque peu car au moins la vision du monde judéo-chrétienne donne une justification à l'ordre moral. Mais étant en Occident dans une société de consommation où chacun peut magasiner et trouver des produits convenant à ses goûts personnels, dans le domaine idéologico-religieux on procède de la même manière. Sur le marché des idées, on «magasine» une religion personnalisée et on assemble les éléments (provenant de religions diverses et souvent contradictoires) qui correspondent le mieux à nos préférences individuelles. Ainsi on se forme une religion et un Dieu à son image[21]. Dans les milieux gais religieux on se crée alors un «Dieu-Amour» tolérant et «compréhensif» qui admet ainsi les tendances et les envies de l'un et de l'autre. Il ne faut pas se leurrer que ce «dieu» ait quoi que ce soit à voir avec le Dieu qui s'est révélé dans la Bible. Le vrai Dieu ne se laisse pas manipuler ainsi. C. S. Lewis résume assez bien la situation (Mere Christianity 1977: 35)

Dans son autobiographie Surprised by Joy, Lewis fait d'autres commentaires aussi percutants (1955: 210)

Autrefois les prophètes dénonçaient ceux qui se faisaient des dieux de fer, de bois ou de bronze,[22] mais aujourd'hui nos dieux sont faits de préjugés et incarnent nos désires et pulsions. Et chez certaines élites pro-gaies ont constate un phénomène étrange, la tentative de faire un "marketing biblique" de l'idéologie gaie. Mais la question se pose: pourquoi les homosexuels cherchent l'approbation des chrétiens? Ont-ils besoin de notre approbation? C'est un indice sur que leur conscience n'est pas tranquille...


La repentance

Mais retournons à nos moutons... Pour celui qui désire s'approcher de Dieu, la repentance est nécessaire, inévitable... Par repentance nous voulons dire une prise de conscience profonde d'être pris au piège par nos propres envies, nos mensonges, nos attitudes, nos comportements et habitudes de vie. L'on doit accepter que notre propre manière de régler les détails de notre vie est un cul-de-sac. Cela implique un désir réel d'un changement de vie radical que Dieu seul peut réaliser, car nous sommes incapables de nous changer ce que nous sommes, par nous-mêmes. C'est aussi une défaite de notre orgueil, une reconnaissance qu'on a besoin d'aide. En termes militaires, il s'agit d'une reddition sans conditions. Nous, les chrétiens, sommes des gens ordinaires. D'un point de vue biblique on ne peut regarder de haut les gai(e)s. Devant Dieu nous sommes tous sur un même pied d'égalité (en tant que pécheurs). Regardez d'ailleurs de quelle manière «flatteuse» le Nouveau Testament décrit le chrétien moyen.

Bon, vu sous cet angle, il n'y a pas de porte de sortie pour personne, «strait» ou «gai». Chose certaine, «straights» et homosexuels, nous sommes tous tirés de la même source. Il n'y a que dans un sens que l'on peut dire que l'homosexualité est peut être un péché plus «gros» c'est qu'elle implique l'acceptation et la pratique non seulement d'un certain nombre de comportements sexuels, mais aussi d'un style de vie où ces comportements sont valorisés. Mais on peut en dire autant de l'alcoolisme car cette activité vient à dominer tout le reste. Il faut se repentir, changer de voie. C'est ce que Dieu demande et c'est tout aussi vrai pour le «straight» que pour le/la gai(e). Personne n'y échappe. Il y a d'ailleurs malentendu sur la question des «gaies» et des «straights». Certains sont-ils mieux que d'autres ? Certains sont-ils «croches» et d'autres «ok» ? Du point de vue des Écritures, il y a UN seul «straight» et nous sommes tous des «croches». On a donc tous besoin de se repentir. Lorsqu'on se ferme à l'idée qu'on ait besoin de se repentir, on se comporte comme les pharisiens.

Le message subliminal ici est évidemment que celui (ou celle) qui pense ne pas avoir à se repentir (qui se pense «juste») a un problème. Il/elle ne voit pas bien. Cela fait penser à ceux et celles qui non seulement pratiquent l'homosexualité, mais qui en font la promotion comme style de vie[23], moyen d'épanouissement personnel[24]. On en a fait un système de croyances. Et lorsque les médias occidentaux abandonnent leur rôle critique et jettent un regard uniquement complaisant sur l'homosexualité ils se font aussi les promoteurs de valeurs religieuses. Ils sont complices. Ce ne sont évidemment plus des valeurs religieuses traditionnelles, mais ce sont néanmoins des valeurs religieuses, une forme de religion sécularisée et médiatisée. Certains éléments de ce système sont en transition et parfois on y greffe des croyances religieuses plus traditionnelles, mais l'émotivité avec laquelle les milieux gais réagissent à toute remise en question de leurs pratiques ou style de vie démontre bien où est le point névralgique de leurs croyances.

Les gais, affirment parfois qu’aussi loin qu’ils puissent se souvenir, ils ont été attirés par les gens de leur sexe. Ainsi, ils sont nés avec cette tendance. Mais moi aussi je constate qu’aussi loin que je puisse me souvenir, je vois une tendance au mensonge et à la méchanceté. Je suis donc né pécheur aussi, mais ça n’enlève rien à ma responsabilité pour les péchés que j’ai commis. On a tous une obligation de ne pas choisir le péché et de changer de vie et Dieu ne fait pas d'exceptions.


Repartir sa vie à zéro...

Dieu aime l'homosexuel(le) tout comme il aime le menteur, le voleur, le raciste et le «straight» qui pense mener une «bonne vie», mais Dieu n'aime pas nos péchés. En fait, même si nous nous leurrons sur nous-mêmes, Dieu ne se fait pas d'illusions sur notre bonté inhérente. Le Nouveau Testament remarque sur Jésus lui-même:

L'Ancien Testament est du même avis.

Si Dieu n'aime pas le péché, ce n'est pas dû au fait qu'Il est un être arbitraire, irritable et rancunier, un «casseur de party» cosmique. Dieu n'aime pas le péché, car il sait mieux que quiconque son effet destructeur sur la race humaine (et son effet cumulatif, de génération et génération). En toute logique il ne peut donc tolérer «un peu» de péché. Imaginons que vous allez dans un restaurant haut de gamme. Vous avez bon appétit et vous avez envie d'un bon plat. Vous regardez le menu et vous vous dites «Ce soir on prend ce qu'il y a de meilleur !» Le serveur vient prendre votre commande et retourne à la cuisine. Pendant que vous attendez, c'est vous que l'on cuisine car vous voyez d'autres qui sont servis et des plats tous plus appétissants les uns que les autres vous passent sous le nez. Et les odeurs on n'en parlera pas... Après de longs tourments raffinés votre repas arrive enfin. L'assiette est magnifique et on n'aura pas à vous prier pour en manger. Vous mangez encore tandis que le serveur revient et vous approche, la mine découragée. Il vous dit: «Monsieur, je ne devrais pas vous le dire, mais il y a eu un accident avec une toilette à l'étage au-dessus de la cuisine et on a éclaboussé un renvoi d'égout. Il se peut que les aliments de votre assiette aient été contaminés... On s'excuse.» Et il s'en va... et vous laisse avec votre assiette. Si une telle chose devait vous arriver, croyez-vous que cela puisse perturber votre appétit ? Le péché a le même effet sur Dieu. Pas simplement par caprice d'«hygiène», mais puisqu'il sait que son effet, comme le poison le plus mortel, c'est la mort (à plus ou moins long terme) de tout ce qui est bon.

Comment pouvons-nous nous améliorer, sinon en s'interrogeant si nos croyances de base sont solides? Comment s'améliorer sans même admettre la possibilité que nous avons erré dans nos voies, et qu'il puisse être nécessaire de les changer? Sans cette ouverture, nous devenons arrogants, d'abord envers Dieu, ensuite envers les autres. "Straights" et "gais" doivent laisser Dieu leur remettre en question. S'éloigner de Lui, ou ne pas chercher à le connaître, est notre faute la plus grave, toutes les autres sont pardonnables, car Il nous aime.

Ce que Dieu nous propose ce ne sont pas que des exigences, des contraintes. Jésus a dit: «Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance.» (Jean 10: 10). Il est l'Auteur de la vie. C'est de lui que viennent les bonnes choses de la vie: l'amitié, la beauté d'un coucher de soleil, les plaisirs, la santé, l'art, la musique et l'amour vrai et durable. En s'approchant de lui, on s'approche de la source de la vie. Il nous propose, aux homosexuels et aux «straights», une nouvelle naissance (Jean 3: 3) et une nouvelle vie (2 Cor. 5: 17) grâce au sacrifice de Jésus sur la croix. C'est une chance de repartir sa vie à zéro. Il est vrai que pour celui qui a pratiqué longtemps l'homosexualité le fait de devenir disciple de Jésus impliquera inévitablement une période de coupure plus ou moins douloureuse avec sa vie passée et avec un réseau de contacts sociaux dans les milieux gais. On ne coupe pas les ponts avec tout un style de vie, des mentalités, des habitudes, etc. de manière désinvolte. Il y a un prix à payer, pour l'homosexuel(le) et pour l'hétérosexuel . C'est une chose possible. Mais comment s'en sortir ? Les ingrédients de la recette sont en fait les mêmes pour tout individu qui veut s'approcher de Dieu. Le processus est parfaitement démocratique, "straights" et autres doivent tous y passer.

À défaut on peut certes arriver à une vague spiritualité "politiquement correct" où tout est permis, mais pas à un christianisme authentique. Il y a, certes, des luttes particulières que doit affronter la personne qui a pratiqué l'homosexualité pendant un certain temps et qui cherche maintenant à suivre la voie de Christ, mais il n'y a pas de mépris dans le cœur de Dieu pour sa créature déchue car, dès qu'on reconnaît notre péché, il nous attend tous sur le chemin, les bras ouverts.

À vrai dire il peut comprendre toutes tes luttes car les Écritures nous disent que "Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." (Heb 4:15 ) En toutes choses ? Et oui, c'est bien ça. L'amour véritable, la vie véritable, il n'y a que Lui qui puisse nous l'offrir.



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Study: relationship problems, not family rejection, causes gay suicides. (2017)

Wintery Knight
Study: sex-reassignment surgery does not improve mental health of transgender people. (15/5/2017)

WORTHEN, Anita & DAVIES, Bob
1996 Someone I Love is Gay.
Intervarsity Press Downers Grove IL

WRIGHT, Michael Phillip
Abuse of Boys and Slaves by the Homosexual Patriarchs of Ancient Greece and Rome.

Study: relationship problems, not family rejection, leading cause of higher gay suicides. (Wintery Knight - 2016)



Ressources et secours (pour ceux et celles qui veulent s'en sortir):



Desert Stream
P.O. Box 17635
Anaheim, CA 92817
(714) 779-6899

Love in Action
P.O. Box 753307
Memphis, TN 38175-3307
(901) 542-9742

Spatula Ministries
Barbara Johnson
P.O. Box 444
La Habra, CA 90633-0444
USA



New Creation Ministries
2513 W. Shaw , No. 102A
Fresno, CA 93711 USA
(209) 227-1066
(site Internet commandité par Campus Crusade for Christ)



Notes

[1]- C'est-à-dire que la Bible sert de seule référence pour définir la foi et le comportement du chrétien.

[2]- Les gnostiques croyaient que le salut venait de la connaissance, une connaissance ésotérique, à laquelle il fallait être initié.

[3]- Un des premiers à promouvoir cette idée que le fruit défendu était une pomme est un auteur du 17e siècle du nom de John Milton dans son grand poème «le Paradis perdu». («Paradise Lost.», 1667)

[4]- Gênant pour bon nombre de théologiens.

[5]- Tirés des philosophes platoniciens et néoplatoniciens.

[6]- Sans doute Dieu est très impressionné par ces accomplissements...

[7]- Comme l'avortement par exemple...

[8]- Et finit ?

[9]- Ou un Paris-Match moins haut de gamme pour les lecteurs européens.

[10]- Voir en particulier son conte pour enfants «Le Géant égoïste.» p. 235 dans Contes étranges. [Paris] : Presses de l'opéra 195? 281 p. On peut certes imaginer qu'il s'agit d'un récit à caractère auto-biographique... Une version de ce conte en dessin animé, réalisée avec grande sensiblité, a été faite au début des années 1970 (version YouTube).

[11]- Même si on admet une causalité génétique, ce qui semble fort improbable à l'auteur de ses lignes, il faut se demander quelle quel peut être l'utilité pour la survie de l'espèce d'un gène qui a la particularité de ne pas se reproduire... ?

[12]- Non il ne s'agit pas d'une secte religieuse dirigée par une personne s'appelant Eugène ! Le Petit Robert indique qu'il s'agit de la «Science qui étudie et met en oeuvre les méthodes susceptibles d'améliorer les caractères propres des populations humaines, essentiellement fondée sur les connaissances acquises en hérédité.» Il s'agit en fait d'une idéologie qui véhicule d'abord l'idée que la société peut (et doit) définir ce qu'est (ou n'est pas) un être humain. Le salut est donc génétique. Si vos gènes ne sont pas acceptables (selon les définitions en cours) alors c'en est fait de vous...

[13]- Les chrétiens (catholiques et protestants) ont, certes, bien des choses à se reprocher à l'égard de leur traitement des Juifs, mais on semble oublier ici Masada, où les Romains (avant la période chrétienne) ont d'abord détruit les vestiges du dernier État indépendant d'Israël et, pendant un temps, persécuté la religion judaïque. Même aux époques antiques l'esprit de la Solution Finale était présent:

Mais au fond, peu de choses ont changé. L'antisémitisme est bien vivant aujourd'hui mais prend des formes nouvelles. Aujourd'hui, comment traite-on l'État d'Israël dans les médias? Dit-on, même occasionnellement, quelque chose de positif à son égard ? N'examine-t-on pas à la loupe toutes ses actions et ses motifs? Mais s'inquiète-on de ce que font ses ennemis ? Par exemple, on parle quotidiennement dans les médias des «Territoires occupées» par Israël, mais si presque tout le Liban est contrôlé par la Syrie, qui s'en plaint ? L'antisemitisme «politically correct» semble seulement avoir changé de moyen de s'exprimer (sur le plan politique plutôt que sur le plan religieux ou culturel).

[14]- Traduction de l'auteur.

[15]- D'ailleurs les nazis eux-mêmes n'hésitèrent pas à éliminer les homosexuels dans leurs programmes d'épuration de la race arienne.

[16]- Souvent on répond par une notion de productivité (pouvoir contribuer quelque chose à la société) ou capacité de bonheur (terme vague s'il en est...).

[17]- Les contraintes budgétaires qui pèsent sur presque tous les gouvernements en Occident en ce moment devraient faire réfléchir tous les gens de l'âge d'or ou les personnes ayant un handicap physique ou mental. Tenant compte du poids économique que constituent ces groupes de personnes, la tentation peut être grande, de la part des gouvernants, de redéfinir la personne humaine à nouveau afin de retirer leur support gouvernemental, voir même éliminer complètement la source du problème, l'individu... Francis Schaeffer, à ce sujet, note (1982: 5)

[18]- Excluant évidemment la possibilité que l'autre impose ses concepts de bien et de mal uniquement par la force...

[19]- Extrait d'un débat ayant eu lieu le 30 avril 1994 entre W. B. Provine et Phillip E. Johnson à l'université de Stanford.

[20]- Traduction de l'auteur.

[21]- C'est d'ailleurs parfaitement conforme aux prévisions touchant notre temps...

Et que dit-Il ? "Tu t'es imaginé que je te ressemblais ?" (Ps. 50: 21)

[22]- Voir :Ésaïe 44 ou Osée 13: 2 par exemple.

[23]- Et à ceux qui font de telles choses et, en plus, enseignent à d'autres de les pratiquer les Écritures lancent un avertissement sévère:

[24]- Ou, en termes théologiques, comme moyen de salut.