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Samizdat

Stopper l'hérésie créationniste.





Paul Gosselin 2016

Récemment, suite à la lecture de l'un de mes articles en ligne sur le créationnisme, un évolutionniste français m'a contacté. Voici son commentaire :

Commentaires:
Bonjour, Je me présente succinctement. J'ai XX ans et j'exerce la profession de consultant en solutions informatiques à ville française. Je suis par ailleurs athée, passionné de science, particulièrement celles qui nous invitent à nous questionner sur nos origines. J'ai lu l'article en page d'accueil de votre site "Le créationnisme à l'aube du XXEME siecle" et je dois dire que je suis resté pantois devant autant d'ignorance s'agissant de questions de science. A vous lire, vous semblez faire de la Bible un livre de science. Non seulement vous semblez ignorer ce que le mot science signifie mais vous perseverez avec une lecture littérale du recit biblique. Pour faire court, merci de porter à ma connaissance ne serait-ce qu'une seule publication scientifique à comité de lecture produite par un créationnisme qui refuterait, au choix, l'age de la Terre, le fait que nous partageons un ancêtre commun avec le chimpanze ou bien encore le rôle d'architecte que jouent les gènes Fox P2 dans le plan de construction des organismes vivants. Quant à l'existence de Dieu, cette question est juste indécidable et par conséquent inutile pour la connaissance.

Au plaisir de vous lire. Albert[1]


 

Monsieur,

Désolé d’avoir tardé autant à vous répondre, mais parfois je suis un peu au ralenti.

Mais bon, à vous lire il faut avouer que vous présentez tous les symptômes de celui qui a subi avec succès son lavage de cerveau universitaire. Que mon article vous a laissé “pantois“ (une forte réaction émotive donc) n’a rien d’étonnant, car c’est un réflexe assez typique lorsque ses croyances fondamentales (son mythe d’origines) ont été ébranlées. En général ça passe. Mais c’est aussi la réaction offensée de l’Inquisiteur qui renifle l’hérésie dans sa paroisse, dans son monopole idéologique. Ouais, je sais... je me doute bien que vous restez toujours “ fermes dans vos croyances ” (il faut garder la foi après tout) et que la camisole de force intellectuelle des Lumières tient bon encore. Vos quelques lignes expriment un zèle tout à fait admirable pour le mythe d’origines matérialiste et sont l’indice d’un cas de lavage de cerveau réussi à tout point de vue. Vous présentez donc les symptômes typiques d’un cas profond. Un cas assez commun en milieu francophone (tant au Québec qu’en France) il faut avouer, mais il reste un cas traitable. La déprogrammation est donc possible.

Mais il ne faut pas se leurrer, car le traitement-choc prescrit demande tout de même du courage. Il vous faudra apprendre à DOUTER. Évidemment, ce ne sera pas facile, car cela ira à l’encontre de vos réflexes conditionnés, mais bon nombre de patients ont traversé la thérapie et s’en portent mieux. Malgré tout, je vous assure qu’avec un minimum d’efforts, on peut faire cesser le mantra qui bourdonne dans votre esprit: “ Ce qui est exclu, c'est que la théorie darwinienne soit abandonnée. ”[2] Inévitablement, cette affirmation est un élément clé dans la camisole de force intellectuelle des Lumières et immunise l’esprit contre les “ mauvaises pensées ”. Confronté aux contradicteurs, les effets thérapeutiques de la répétition de ce mantra ont été démontrés dans des essais cliniques. Exprimé en d’autres termes, cela revient à dire, il FAUT une explication matérialiste des origines, peu importe le ridicule des mécanismes proposées. Évidemment si vous cherchez à maintenir votre équilibre psychologique, il vaut mieux ne PAS se demander pourquoi il “ faut ” une explication matérialiste des origines, car inévitablement, cela exposerait la raison d’être fondamentale de l’évolution. Alors si vous voulez rester “ sain d’esprit ” il vous faut éviter de réfléchir trop sérieusement à cette question. Évidemment, le mythe matérialiste est la seule explication possible...

Pour y voir clair, il vous faudra apprendre à mettre de côté la propagande évolutionniste et regarder ce que dit la science empirique véritable. Il n’est pas inutile d’ailleurs de considérer la valeur thérapeutique du doute, car il permet de sortir d’un immobilisme catatonique. Ceci dit, il est vrai que chez certains patients, les idées reçues, débitées par une autorité sacrée revêtue soit d’une soutane ou d’un sarrau de laboratoire, ont un attrait quasi-irrésistible. Il arrive que cela constitue un obstacle au doute.

Malgré vos insinuations il faut préciser que je n’ai nulle part affirmé dans cet article que la “ Bible est un livre de science ”. Ça n’a rien à voir. Par contre, il est vrai que j’affirme une chose bien plus terrible encore, si impensable, qu’il fera gémir l’Inquisiteur en vous si vous deviez vous arrêter un bref instant pour la considérer sérieusement, c’est-à-dire que la “ théorie ” de l’évolution n’a rien à voir avec la science empirique véritable et même que la contribution de l’évolution à la science est dans les faits risibles. J’exagère ? Je dis “ n’importe quoi ” ? Et bien je crois qu’il est essentiel ici est de distinguer entre production littéraire et production scientifique. Il ne fait aucun doute qu’il existe une abondante littérature dans les revues scientifiques où figure le mot “ évolution ”, mais si on devait comparer l’apport réel du darwinisme ou du néodarwinisme à la science à l’apport de la physique de Newton, les évolutionnistes ont très peu de choses à nous proposer (au-delà d’un spin évolutionniste constant sur les nouvelles découvertes). Dans une note parue dans la revue de recherche prestigieuse BioEssays, le généticien américain, Adam S. Wilkins, expose sa stérilité sur le plan scientifique[3] (2000: 1051):

Le sujet de l'évolution occupe une place particulière et paradoxale dans l'ensemble de la biologie. Tandis qu'il est probable que la grande majorité des biologistes admettraient l'affirmation de Dobzhansky qu'en biologie rien ne peut se comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution, la majorité fait son travail sans se référer particulièrement aux concepts évolutionnistes. La notion d'évolution serait donc, à la fois, un concept unificateur indispensable et un concept tout à fait superflu.*

Mais chez les chercheurs francophones, il serait probablement vain de s’attendre à une prise de conscience publique de ce genre. Cela provoque invariablement les fatwas de la part des imams darwiniens. Gare aux apostats !

Mais poursuivons notre exploration de la pensée hérétique. Voici un concept qui fera sans doute gémir le dévot des Lumière que vous êtes : À mon sens, la science véritable est LIMITÉE et n’a RIEN à dire sur la question des origines. Cela met tout simplement la question des origines hors de la portée de la science. Les anthropologues nous diront qu’elle est irrémédiablement du domaine du mythe. C’est pourquoi je n’ai aucun scrupule à admettre le récit de la Genèse comme explication des origines. Le récit de la Genèse a au moins l’avantage appréciable sur le plan logique de proposer une Cause suffisante pour les effets (en particulier la complexité inouïe du monde biologique) que nous voyons autour de nous. Le mythe d’origines matérialiste auquel vous adhérez n’offre rien de tout cela et exige qu’on accepte des croyances sommes toutes irrationnelles.

Dans le monde qui nous entoure, des mécanismes (objets capables d’accomplir au moins une tâche précise et identifiable par un observateur intelligent) sont TOUJOURS le résultat de l’intervention d’un agent intelligent et sont la manifestation concrète d’une intentionnalité. Mais le hic c’est que le monde biologique qui nous entoure est plein à craquer de ces mécanismes ! Beaucoup sont visibles à l’œil nu, mais plus on fouille le monde de la microbiologie ou de la génétique, plus on en découvre ! Le mythe d’origines matérialiste est justement irrationnel, car il postule qu’AUCUN agent intelligent n’était à l’origine de la complexité qui nous entoure. Il est aussi anti-scientifique, car il refuse d’appliquer à la question des origines, la logique des relations de cause à effet que nous OBSERVONS dans la production des mécanismes par des humains. Là encore il faut un américain, le professeur de génétique Richard Lewontin, pour cracher le morceau et admettre les contraintes idéologico-religieuses qui encadrent le débat pour le matérialiste (1997: 31):

Nous prenons la part de la science [perspectives des Lumières, invitablement - PG] malgré l'absurdité évidente de certains de ses construits, malgré son échec à tenir bon nombre de ses promesses les plus extravagantes de santé et de vie, malgré la tolérance de la communauté scientifique à l'égard de théories artificielles, car nous avons un engagement préalable, un engagement à l’égard du matérialisme. Ce n’est pas que les méthodes ou les institutions de la science nous obligent de quelque manière à accepter une explication matérialiste du monde observable, mais, au contraire, que nous sommes forcés par notre attachement a priori aux causes matérielles à créer un appareil de recherche et un ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles, sans égard pour leur invraisemblance, sans égard pour leur incompréhensibilité aux yeux des non-initiés. De plus, ce matérialisme est absolu, car nous ne pouvons pas tolérer le pied divin dans la porte.*

À mon sens, la “théorie” de l’évolution n’a donc pas d’autre fonction qu’idéologico-religieuse. Si vous ne craignez pas un peu de lecture, lis Fuite de l’Absolu, volume 2 (à partir du chapitre deux surtout). Là vous y verrez que les avancées de la philosophie de la science au 20e siècle ont réduit à néant la prétention de l’évolution d’être une théorie scientifique, mais puisque les philosophes de la science hexagonaux restent résolument prisonniers de leur camisole de force des Lumières, ils n’ont rien contribué à ces avancées et évidemment vous n’avez jamais rien entendu de tel. D’autre part, vous y rencontrerez des données diverses provenant de l’anthropologie sociale exposant la fonction mythique essentielle de l’évolution. Évidemment, il ne faut pas trop chercher d’aveux à ce sujet de la part d’un “penseur” français (trop subtile), mais il arrive que, par distraction, des intellos anglophones crachent le morceau. Dans son essai L'horloger aveugle, Richard Dawkins observe (1986/1989: 21):

Un athée d'avant Darwin aurait pu dire, à la suite de Hume: “ Je n'ai pas d'explication qui rende compte de l'ordonnancement complexe du biologique. Tout ce que je sais c'est que Dieu n'est pas une bonne explication, donc nous devons attendre en espérant que quelqu'un en trouve une meilleure. ” Je ne peux m'empêcher de penser qu'une telle position, bien que saine du point de vue logique, ne laisse pas d'être quelque peu frustrante, et que même si l'athéisme avait pu être acceptable sur le plan logique avant Darwin, c'est grâce à Darwin si l'athéisme a pu être une solution pleinement satisfaisante pour l'intellect.

Il est intéressant que vous notiez que vous gagnez votre vie dans l’informatique et je devine que vous avez une expérience solide dans le domaine. Étant donné cette expérience, je me demandais si vous sauriez me citer un seul cas où un langage de programmation (on peut penser au COBOL, l’Assembler, APL, BASIC, FORTRAN, Forth, Lisp, Java, Javascript, PERL, PHP, Pascal, C, C++ [et bientôt “ C ridicule ”...] et le Go) soit apparu sans l’intervention d’un auteur, un agent intelligent? Vous devez en connaître des tas... Mais dans le monde biologique, où on est également confronté à un CODE extraordinairement efficace, c’est-à-dire le code génétique contenu dans l’ADN, n’avez-vous jamais songé qu’il est déraisonnable de penser que tout ça aurait pu apparaître sans l’intervention d’un Auteur du code génétique?

Mais comme vous le savez très bien sans doute, l’établissement d’un code/langage informatique n’est qu’une première étape. En soi, un code ou langage informatique (même bien conçu) ne peut rien faire. Pour accomplir une tâche quelconque, il faut ensuite des programmes, que l’on doit concevoir, développer, déboguer et implanter (et redéboguer...). Mais avez vous souvent vu dans votre carrière des programmes développés, débogués et implantés SANS l’intervention de programmeurs (agents intelligents)?? À mon avis cela relève de la pensée magique et carrément de l’irrationnel que de penser que le code génétique ainsi que les programmes extraordinairement complexes (et robustes) du monde biologique aient pu être développés, débogués et implantés SANS l’intervention d’un Programmeur. Bien sûr, moi je ne suis qu’un ignorant en informatique, un vil “ usager ”, mais considérez au moins cette réflexion d’un bonhomme qui a tout de même quelques accomplissements en informatique à son actif et qui a dit:  “L'ADN est comme un logiciel, mais bien, bien plus avancé que tout type de logiciel que nous avons créé jusqu'ici. ” (p. 288, GATES, Bill (1996) The Road Ahead. (revised ed.) Blue Penguin Boulder CO)

Votre attachement à la science du 19e siècle est touchant, mais avez-vous déjà songé à l’égard de la question de l’abiogenèse (l’origine du premier organisme biologique viable) que si les évolutionnistes du 19e siècle rigolaient, en regardant dans leurs microscopes ce qu’ils appelaient une “ simple cellule ”, et tiraient rapidement la conclusion que l’origine de la vie n’était “ pas un problème sérieux ”, il faut maintenant constater qu’ils se faisaient des illusions risibles sur ce problème et qu’aujourd’hui la microbiologie et la génétique ont révélé des mondes de complexité inouïs dans une “simple cellule”. À votre connaissance, un téléphone mobile (fonctionnel...) peut-il être le produit uniquement de processus aléatoires? Est-ce concevable? D’autre part, si on considère la technologie humaine la plus avancée actuellement, le superordinateur dont la capacité de calcul se mesure en petaFLOPS par seconde et si on compare ce produit du génie humain à une “simple cellule”, disons une bactérie ou une paramécie, il faut constater que la “simple cellule” a la capacité de faire une opération que l’on ne pourrait même pas imaginer voir accomplir par le plus avancé de nos superordinateurs, c’est-à-dire produire (sans aucune intervention extérieure) une copie fonctionnelle d’elle-même. Il y a là, une augmentation exponentielle de la complexité ! Et pourtant vous semblez déterminé à croire (et malgré les données empiriques) que cette cellule est apparue de manière aléatoire, sans AUCUNE intervention de la part d’un Agent Intelligent. Je trouve admirable un tel niveau de foi, mais malheureusement c’est hors de ma portée.

Richard DawkinsToutes ces questions sont évidemment troublantes pour l’évolutionniste, car bien entendu elles peuvent conduire à l’hérésie. George Orwell, dans son roman 1984, a bien vu le dilemme des “ mauvaises pensées ” et il a décrit la solution à ce type de problème sous le vocable CrimeStop/ArrêtduCrime. Une tentative ingénieuse, mais un peu dérisoire il faut avouer, de stopper ces “ mauvaises pensées ” touchant les mécanismes en biologie a été proposée par cet évolutionniste renommé lorsqu’il a dit : “ La biologie est l’étude d’objets complexes qui donnent l’apparence d’avoir été conçus dans un but précis. ” (Richard Dawkins 1986/1989 : 15) Ô quelle profondeur que la pensée évolutionniste ! Mais la proposition irrationnelle de Dawkins n’est pas sans rappeler une observation de narrateur plutôt triste faite par C.S. Lewis dans sa série de romans pour enfants, les Chroniques de Narnia. "Now the trouble about trying to make yourself stupider than you really are is that you very often succeed."

Un élément important de votre mythologie matérialiste (enfant légitime des Lumières) est l’affirmation qu’il faut exclure à tout prix “ la croyance ” et le “ surnaturel ” pour s’appuyer uniquement sur l’empirique, la science. Mais la cosmologie pose des problèmes très sérieux pour ceux qui œuvrent dans le contexte de la mythologie matérialiste. Bien sûr, le matérialiste exclut immédiatement les thèses créationnistes, car “ Si on invoque de la magie (les miracles, le surnaturel ou un Créateur) on peut expliquer n'importe quoi et ça n’explique rien ”. Ceci dit, on néglige généralement d'examiner le fait que, même dans le contexte matérialiste, lorsqu'on tente d'expliquer l'origine de l'univers on se voit aussi dans l'obligation d'invoquer de la magie, mais sous le couvert obscurcissant de jargon tiré de l'astrophysique. Si on pose la question en privée, les grands chercheurs admettront qu'aux premiers instants du Big Bang que les lois de cause à effet, tels que nous les observons actuellement, seraient nécessairement suspendues, sinon différents. Et pour désigner cet état des choses anormale, où toute la matière de l'univers serait concentrée dans un seul point (l'Oeuf cosmique), on parle alors d'une singularité. En langage théologique, pour désigner un tel événement, on utilise un terme différent, c'est-à-dire le terme miracle... Et si on est attentif, on peut rencontrer des cosmologistes bien orthodoxes qui admettent (avec toutes les nuances hypocrites d'usage) la chose. Stephen W. Hawking, un astrophysicien de renommée mondiale connu par ses recherches pionnières sur les trous noirs, note pour sa part (1973 : 364) :

La création de l'univers à partir de rien a été discutée, mais sans trancher la question, depuis les temps anciens. (...) Les résultats que nous avons obtenus [ici] supportent l'idée que l'univers eut sa naissance, il y a un nombre fini d'années. Par contre, le point d'origine en lui-même, la singularité, est situé hors des lois connues de la physique .*

En somme, lorsqu’il est question de l’ORIGINE de toutes choses même la cosmologie matérialiste la plus cohérente n’évite pas les miracles au sens propre du terme. Mais, ça, les disciples des Lumières sont trop hypocrites pour le reconnaître. Inévitablement, tout ça se réduit à une question de marketing...

Voyons un autre volet de la pensée hérétique. Les évolutionnistes admettent que les mutations sont un mécanisme assez faible pour générer les programmes, mécanismes et organismes que nous voyons dans le monde biologique. Mais pour les évolutionnistes, le deus ex machina qui résout toutes ces difficultés c'est le temps. Ajouter suffisamment de temps, et inévitablement l'impossible deviendra probable... Eh oui, inévitablement... Mais le hic, c'est que le temps est le talon d'Achille de tout ce système. Et si sa contribution à l’équation est rejetée, alors tout le château de cartes s'effondre et devient inconcevable. Il faut bien voir ce qu'implique précisément des affirmations du genre : “ La Terre a 4,5 milliards d'années ” ou que tel fossile “ a été daté à 600 000 ans ”. La pensée hérétique nous demandera “ Sur quoi repose au juste ces affirmations? Qu'y a-t-il d'empirique dans tout ça? ” Ce n’est pas un secret que sur le terrain, le géologue ne retrouve pas les échantillons au sol portant des étiquettes avec des dates absolues.

Dans les faits lorsqu'on date un échantillon de roche à l'aide de méthodes de radiodatage, dans le labo on mesure des pourcentages d'isotopes soit de U/Pb, K/Ar, Rb/Str ou encore U/Th. Les résidus organiques sont généralement datés à l’aide de la méthode au Carbon14. Ces méthodes reposent toutes sur le phénomène de désintégration radioactive de certains isotopes (instables vers stables). On passe donc d'éléments parents aux éléments dérivés ou “ filles ”. Ce qu'il y a d'empirique dans tout ça ce sont justement les quantités mesurables d'éléments parents ou enfants. Ça, nous pouvons les toucher avec nos mains et les voir avec nos yeux. Là il est question de science. Mais il est essentiel de souligner que la production de dates fait appel non seulement aux échantillons physiques et à des choses mesurables, mais également à des présupposés métaphysiques sur les conditions de départ de l'échantillon ainsi que d'autres présupposés touchant les processus survenus au cours de ces millions ou milliards d'années (postulées), entre l'échantillon à la case départ et celui que nous voyons de nos yeux et pouvons tenir dans nos mains. Pour ce qui est de ces présupposés si essentiels pour ces méthodes, on est dans le domaine de la philosophie et de la croyance. Mais il faut reconnaître que les évolutionnistes sont extraordinairement futés, et dans leur propagande destinée aux masses, on ne discute jamais de ces présupposés ou de leur rôle essentiel. Ça pourrait soulever des soupçons...

Pour éviter tout malentendu, sans ces présupposés on ne peut dater aucun échantillon ! Ainsi, sur le plan pratique, pour produire ces dates, il est essentiel de croire que nous SAVONS ce qu'étaient ces conditions de départ, et croire également que nous SAVONS que ce qu’étaient les conditions au cours de ces millions ou milliards d'années. Mais les propagandistes de l'évolution n'avoueront jamais que nous n'en savons RIEN, car personne n'a observé ni ces conditions de départ, ni ces processus au cours de ces millions ou milliards d'années. Si les philosophes de la science vont parler de “ présupposés ” le terme théologique “ dogme ” est tout aussi applicable, car dans tous les cas il s’agit de croyances. Par rapport aux dates offertes couramment en géologie ou en paléontologie, nos données expérimentales de recherche en radioactivité ne vont guère au-delà de 120 ans... Évidemment si on rejette l’affirmation que nous SAVONS ce qu’étaient ces conditions de départ, ou ce qu’étaient ces processus au cours de ces milliards d'années, alors toutes les dates produites par ces méthodes sont anéanties (ainsi que toutes les spéculations érigées sur cette base). Il va sans dire que les répercussions de ces considérations sont énormes.

Il est utile de comparer ces méthodes de radiodatage, qui sont dans les faits la clé de voûte de la cosmologie évolutionniste, et les expériences scientifiques véritables. Par exemple, lorsqu’un ingénieur mécanique vérifie des matériaux destinés soient au bâtiment ou pour la structure du fuselage d’un avion à réaction, dans un tel cas, il sait quelle est la composition des matériaux qu’il va tester. Soit qu’il se fit aux spécifications fournies par le fournisseur ou, s’il est méfiant, il fait ses propres vérifications. Il connaît donc les conditions de départ de son expérience. Ensuite il procède à ses tests et peut vérifier comment répondent ces matériaux à des tests sous compression, en tension, en torsion, des tests de corrosion, de dureté, de fatigue, etc. Tout au long du processus, l’ingénieur peut observer et contrôler les facteurs pouvant influencer le résultat final. Il en est de même en médecine où les tests cliniques pour vérifier l’efficacité d’un nouveau médicament ou une nouvelle thérapie exigent de connaître de manière très précise les conditions initiales de l’expérience. Et lorsqu’il s’agit de médicaments destinés aux humains, ces expériences doivent être répétées à de nombreuses reprises pour s’assurer à la fois de leur efficacité et pour détecter des effets secondaires indésirables. Mais lorsqu’il s’agit des diverses méthodes de radiodatage, rien de tout ça n’est possible. On n’a que le produit fini entre les mains. Et dans toute l’histoire de la science, on n’a pas observé une seule fois, la dégradation radioactive d’un seul échantillon d’U, de Rb ou de K au cours de millions d’années (ni pour 100 000 ans ou même 1000 ans)... On est donc très loin de la science empirique véritable. Évidemment, question de marketing, on a camouflé le fait que les méthodes de radiodatage dépendent d’un acte de foi, de l’acceptation de thèses qui sont du domaine de la philosophie et non de la science observable et empirique. Mais il faut saisir que puisque de tels présupposés sont du domaine de la philosophie, on est tout à fait libre de les accepter ou les rejeter.

Ouais, je sais, ces affirmations feront ruer dans les brancards tous les héritiers des Lumières... On me diras ; “ Tu va tuer la Science !, Tu va tuer le Progrès! C’est la fin du monde ! etc., etc... ” Mais il faut bien s’entendre. Si on adopte une définition qui limite la science à l’étude de processus observables (avec ou sans instruments), on ne perd strictement rien de la science empirique véritable, car c’est cette science qui produit des vaccins plus efficaces, des moteurs à combustion à performance plus élevée, des ordinateurs toujours plus performants, les données de la physique permettant d’envoyer un homme sur la Lune et l’en faire revenir... Cette science-là dépend de l’observation de processus susceptibles d’être répétés. Mais il en découle une conclusion qui sera considérée une hérésie insupportable pour les héritiers des Lumières c'est-à-dire que toute la question des origines doit être exclue du champ scientifique empirique, puisque non observable. De ce fait la science véritable n'a AUCUNE autorité sur la question des origines... Mais la propagande évolutionniste s'est tellement imprégnée dans le système d'éducation universitaire en Occident que l'on doit alors s'attendre à des âneries (qui dans ce cas-ci pourraient être entendus dans un cours de microbiologie ou de génétique en discutant de l'abiogenèse) telles que «Il y a des millions d'années, les mitochondries étaient des cellules simples et indépendantes.» Que ce genre d'affirmation ne soit fondée sur aucune observation directe ne gène personne. Lorsqu'il est question d'origines en milieu universitaire c'est la règle. Mais lorsqu'on aborde des questions véritablement scientifiques, alors d'autres règles (bien plus strictes) s'appliquent. Il faut tout de même rire de la facilité déconcertante avec laquelle les évolutionnistes présentent leurs conjectures sans fondement comme des «faits»...

Une science limitée...

Mais il est facile de comprendre pourquoi une définition restreinte de la science, que nous avons proposé initialement dans Fuite de l’Absolu, volume II et à laquelle nous référons ici, fera crier au scandale et ruer dans les brancards les héritiers des Lumières. Il y a trois raisons à cela :

1) En faisant de l’évolution une théorie scientifique, on exploite le prestige de la science. C’est excellent sur le plan marketing. Mais avec une définition restrictive de la science, les évolutionnistes perdent cet avantage.

2) En faisant de l’évolution une théorie scientifique, on retrire un autre avantage, c'est-à-dire repousser les critiques, car après tout cela fait des détracteurs de l’évolution des imbéciles qui rejettent la science et qui voudraient retourner l'Occident au Moyen-Âge... En somme, faire de l’évolution une théorie scientifique est donc une excellente mesure de protection.

3) Si dans les faits l’évolution est un mythe, cela invite les comparaisons désagréables avec d’autres mythes d’origines.

Aux États-Unis, depuis les années 60 la théorie de l’évolution a été de plus en plus critiquée et on a tenté d’introduire en milieu d’éducation des conceptions alternatives. Sans succès évidemment... Dans les faits, depuis 1968 les évolutionnistes ont gagné 17 procès dans les cours fédéraux américains pour préserver leur monopole idéologique (et c'est sans compter tous les procès gagnés dans les cours d'États). Mais cela ne leur suffit plus. Il semble y avoir une prise de conscience chez les évolutionnistes plus sérieux (il n’avoueront jamais...) qu'ils ont perdu la bataille sur le plan de l'argument. Si ce n’était pas le cas, pourquoi se réfugier de plus en plus derrière des mesures juridiques coercitives ? Comment se fait-il qu’une théorie scientifique nécessite la protection d’avocats et de juges ? Certaines décisions de juges permettent même d'exclure des universités américaines publiques des étudiants ayant étudié dans des collèges privés ou dans le réseau home-schooling[4] où du matériel pédagogique créationniste a pu être utilisé. Eh oui, encore de vils hérétiques... En Europe, les évolutionnistes ont depuis longtemps un monopole absolu en éducation publique, mais récemment les dévots de l’évolution ont été affolés de constater que l’école-maison “ cause problème ”, car quelques hérétiques s’y sont infiltrés et sèment de “ mauvaises pensées ” dans la populace.

On pourrait dresser une TRES longue liste d’interventions de l’Inquisition matérialiste, mais voici quelques exemples en Europe et aux États-Unis:

LENGAGNE, Guy (2007) Les dangers du créationnisme dans l’éducation. Rapport de la Commission de la culture, de la science et de l’éducation [Doc. 11297]

(2008) Report: Judge Says University Can Deny Course Credit to Christian Graduates Taught With Creationism Texts. FoxNews Wednesday, August 13,

MCKAY, Steve et Philippe Langlois (2009) Le Cégep de Sherbrooke a erré. (La Presse - 10/3/2009)

(2013) White House petition wants Obama to ban creationism, intelligent design in schools. Daily Caller

MEHTA, Hermant (2015) California Educator Will Stop Showing the Bill Nye/Ken Ham Debate in Class After Being Reprimanded. Patheos

(2015) L'Etat de Vaud légifère contre l'enseignement du créationnisme. RTS-INFO

BURRI, Joël (2015) Créationnisme: Vaud veut réviser sa loi sur les écoles privées. Protestinfo

KLINGHOFFER, David Mob with Pitchforks Forms as Science Journal PLOS ONE Acknowledges "Proper Design by the Creator". (Evolution News - 3/3/2016)

KLINGHOFFER, David (2016) PLOS ONE "Creator" Scandal Enters Witch-hunt Territory. (Evolution News - 7/3/2016)

ROSENAU, Josh (2016) School field trips to creationist Ark? Sink that idea right now. New Scientist 5/8/2016

Puisque sur Internet le débat sur les origines échappe au contrôle de nos élites matérialistes, il est possible que les évolutionnistes sentent quelque peu glisser leur influence, malgré leur monopole idéologique imprenable en milieu éducationnel et médiatique, et, de ce fait, cherchent désormais des méthodes plus fortes pour assurer la dominance de leur théorie. Et si des méthodes coercitives (juridiques) sont désormais jugées nécessaires, c’est un indice très clair qu’un certain nombre d’évolutionnistes dans les cercles de pouvoir sont conscients de la faiblesse croissante de leur argumentaire. Évidemment on dit que l’évolution est une “ théorie scientifique ”, mais songez au fait qu’au début du 20e siècle lorsque la relativité d'Einstein est apparu, est-ce que les défenseurs de la physique de Newton ont pensé, même un moment, de faire appel à de mesures juridiques semblables pour exclure leurs contradicteurs ? Ils auraient pu le faire, mais ne l’ont pas fait. Que les défenseurs de l’évolution fassent appel à de telles mesures est une démonstration claire que ce n’est pas la science qui les intéresse.

Il y a tout de même un paradoxe savoureux dans le phénomène d’un darwinisme à la fois “ fait scientifique irréfutable, blindé et admis par tous les experts ” mais, d'autre part, une cosmologie si fragile qu’elle ne puisse supporter la moindre critique dans le contexte scolaire, universitaire ou scientifique... Chose certaine, les défenseurs de la physique newtonienne n'ont jamais agi de la sorte pour protéger leurs acquis devant la montée de la théorie de la relativité... Et les évolutionnistes ne se posent jamais la question pourquoi une soi-disant “ théorie scientifique ” si solide se trouve dans le besoin de se cacher derrière des avocats et des lois bidons??? Quelle autre véritable théorie scientifique a été défendue de la sorte ? Euh, il y a le personnage sympathique de Trofim Denissovitch Lyssenko il est vrai. Ah, tiens vous êtes en bonne compagnie je vois...

En passant, si, ici et là, je discute des “ Lumières ” je sais que bien des gens penseront à Spinoza, Descartes, Voltaire ou Benjamin Franklin, tous déistes, mais à mon avis ce n’est que l’étape immature (et passagère) des Lumières, car lorsque la pensée des Lumières arriva à maturité elle a produit des matérialistes comme Diderot, le marquis de Sade, Hume, Auguste Comte, Nietzsche, Renan et, aujourd’hui, François Jacob, Michel Onfray, Christopher Hitchens ou Richard Dawkins, tous matérialistes... Et la clé de voûte essentielle de cette étape mature c’est le Darwinisme, le mythe d’origines matérialiste. La pensée des Lumières (dans sa forme mature) a donc abouti à un système de croyances purement matérialiste. Pour ce faire, il lui fallait évidemment pondre un mythe d’origines matérialiste, dont possiblement Thalès de Milet ou Démocrite a fourni l’inspiration initiale, Buffon a proposé le brouillon, Lamarck, une esquisse, et Darwin la version “ au propre ” (révisée plus tard par Fisher, Mayr et Haldane).[4a] Un élément central du mythe proposé par Darwin était le concept de la “ lutte pour la survie ”. Les nazis lui ont superposé le concept de race pour aboutir à la Solution Finale[5] et les communistes, la lutte des classes, pour aboutir à la famine en Ukraine, la liquidation des Koulaks, le Goulag et le Laogai. Mais puisque le concept de repentance ne fait pas partie du système idéologico-religieux des Lumières, il ne faut pas s’étonner que ses dévots ne fassent jamais d’aveux à ce sujet... Non, non, non, l’introspection, les remises en question et les remords de conscience c'est pour les autres. Les disciples des Lumières n'en n'ont rien à cirer, après tout le marketing pourrait en souffrir...

Isaac NewtonIl est entendu que vous pouvez garder quelques réserves, quelques craintes, à l’égard du traitement proposé ici. Je dois vous expliquer que votre conditionnement comporte le petit mensonge qu’au réveil de votre état catatonique actuel vous vous retrouverez entouré que de tarés, d’ignorants, d’imbéciles et de lobotomisés. Il est vrai que ce n’est ni d’aujourd’hui, ni de demain que changera radicalement la proportion d’imbéciles dans la race humaine, mais ceci dit, il reste que vous serez surpris au moment de votre réveil, de voir parmi ceux qui vous entourent, non seulement le peuple (avec toutes ses qualités et ses défauts) mais également des gens brillants, dont la majorité des fondateurs de la science expérimentale, des gens tels que Galilée, Kepler, Linné, Pascal, Newton, Robert Boyle, John Ray, Charles Babbage, etc. Il est vrai qu’aujourd’hui le créationniste fait partie d’une minorité méprisée et marginalisée, alors il faut avoir le courage de ses convictions. D’ailleurs dans son œuvre scientifique la plus importante, la Principia mathematica, Isaac Newton a ajouté à son étude de la gravité et de la mécanique céleste les commentaires qui suivent:

«Ce système d'une beauté d'extraordinaire du soleil, des planètes et des comètes, ne saurait procéder que du conseil et de la domination d'un Être intelligent et puissant, c'est-à-dire un Maître céleste qui gouverne tout comme souverain de l'univers. Nous sommes étonnés en raison de sa perfection. Contemplant son pouvoir illimité nous l’honorons et nous prosternons devant lui. De la nécessité physique aveugle, ce qui est toujours et partout la même, aucune variété liée au temps ou à l'espace ne saurait évoluer, et toute la variété des objets créés représentant l'ordre et la vie dans l'univers ne saurait survenir que par le raisonnement et la volonté de son Créateur original, que j'appelle le Seigneur Dieu.»

À mon avis, on peut être optimiste touchant votre pronostique.





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Références

DAWKINS, Richard (1986/1989) L'Horloger aveugle. Éditions Robert Laffont Paris 381 p.

HAWKING, Stephen W. & ELLIS, G.F.R. (1973) The Large Scale Structure of Space-Time, Cambridge University Press Cambridge UK 391 p.

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NEWTON, Isaac (1687) Principia mathematica.

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WILKINS, Adam S. (2000) Intro (issue on Evolutionary Processes) pp. 1051-1052 BioEssays vol. 22 no.12 December



Lecture thérapeutique recommandée

BARKER, Eileen (1979) Thus Spake the Scientist: A Comparative Account of the New Priesthood and its Organisational Bases. pp.79-103 Annual Review of the Social Sciences of Religion Vol.3 Mouton Netherlands 236 p.

BATTEN, Don (ed.); HAM, Ken; SARFATI, Jonathan; WIELAND, Carl (2004) Nos origines en questions: La logique de la création. Christliche Literatur-Verbreitung Bielefeld 294p. (Ebook gratuit)

BERGMAN, Jerry (2011) Slaughter of the Dissidents. Leafcutter Press 422 p.

BERGMAN, Jerry (2012) Hitler and the Nazi Darwinian Worldview: How the Nazi Eugenic Crusade for a Superior Race Caused the Greatest Holocaust in World History. Joshua Press 364 p.

GOSSELIN, Paul (1987) La Cosmologie judéo-chrétienne et les origines de science. Samizdat

GOSSELIN, Paul (2006) Fuite de l'Absolu : Observations cyniques sur l'Occident postmoderne. Volume I. Samizdat Ste-Foy ix – 492 p.

GOSSELIN, Paul (2006) Confusions et nuances: le rapport science/religion. Samizdat

GOSSELIN, Paul (2009) Fuite de l'Absolu : Observations cyniques sur l'Occident postmoderne. Volume II. Samizdat Ste-Foy xiv – 574 p.

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VARDIMAN, Larry; SNELLING Andrew A. & CHAFFIN, Eugene [eds.] (2005) Radioisotopes and the Age of the Earth, Volume II. Institute for Creation Research & Creation Research Society 876 p.

WOODMORAPPE, John (1999) Mythology of Modern Dating Methods. Institute For Creation Research El Cajon, CA 118 p.




Notes

[1] - Dans ce paragraphe, les mots en italiques ont été banalisés pour respecter la vie privée de mon interlocuteur. Il faut noter que depuis la transmission de ma réponse, j’ai ajouté un peu de matériel à ma note, mais restant dans la ligne de mon argumentaire original.

[2] - Affirmation d’évolutionniste cité dans l’article lu par mon interlocuteur, soit : Le créationnisme à l'aube du 21e siècle.

[3] - Et souligne, de manière subliminale, l’importance mythique de la cosmologie évolutionniste.

[4] - Ou école-maison.

[4a] - Et si un intellectuel français n'oserait jamais s'exprimer de manière aussi franche, le matérialiste/athée britannique, Thomas Nagel expose le motif avant tout idéologico-religieux de l'adoption de présupposés matérialistes, excluant les miracles (Nagel 1997: 130-131)

[5] - Un des très rares scientifiques français à avoir réfléchi sérieusement sur cette question est André Pichot dans son livre La société pure: De Darwin à Hitler. (2001). L'exception qui confirme la règle...


Anecdote touchant les méthodes de radiodatage.

Un contact géologue fait les commentaires suivants sur les méthodes de radiodatage:

En laboratoire on a démontré que les taux de désintégration radioactive (le fondement des méthodes de radiodatage) sont accélérés par des forces extranucléaires, y compris la pression, la température, des champs électriques et magnétiques, le stress dans les couches monomoléculaires et les neutrinos. La présence de plasma ou d'électrons appauvris peut par ailleurs abaisser les énergies de liaison des isotopes. La fission piézonucléaire peut également contribuer à des taux de désintégration radioactive accélérés. Cependant, puisqu’aucun de ces accélérateurs potentiels des taux de taux de désintégration radioactive ne peuvent être quantifiés dans un contexte naturel, on évite de trop y réfléchir en présupposant de manière simpliste qu’ils sont négligeables....


Si les médias scientifiques populaires n'en parlent jamais, ces phénomènes sont connus dans la littérature spécialisée. Voici quelques références:

Emery, G.T., (1972), "Perturbations of Nuclear Decay Rates," Annular Review of Nuclear Science, Vol. 22, p. 165.

Kolbe et al., (2008), "Neutrino induced fission of neutron-rich nuclei, 2 February, 5 pp. (from Physics Letters B, Vol. 616, Issue 1-2,  pp. 48-58.

Stober, Dan, (2010), "The strange case of solar flares and radioactive elements," Stanford Repor, 23 August,t pp. 1-2.

Takahashi, et al., (1987), "Bound-state beta decay of highly ionized atome," Physical Review, C36 (4), pp. 1522-1527).

Woodmorappe, John, (2001) "Billion-fold acceleration of radioactiviey demonstrated in laboratory," Journal of Creation 15, no 2 (August):pp. 4-6.

Carpinteri, et al., (2011), Piezonuclear fission reactions in rocks: Evidences from microchemical analysis, neutron emission, and geological transformation, Rock Mechanics and Rock Engineering, Springer Wien, New York, pp. 3-4.

Cardone, et al., (2009), "Piezonuclear neutrons from fracturing of inert solids," Physics Letters A, Vol. 373, pp. 4158-4163.

Évidemment vous n'entendrez jamais parler des ces choses dans les médias ni même dans un cours universitaire de haut niveau à moins de tomber sur un prof qui fait de son dada, les phénomènes incongrues et inexplicables. Évidemment il ne songeras jamais à réfléchir sérieusement sur le fait que tout ça puisse mettre en jeu le château de cartes de l'évolution.