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Samizdat

Fête des Mères et fête des Pères ?






Paul Gosselin




Ouais, je sais... après la lecture de ce message, j'aurai droit à quelques demandes du genre : “ SVP, me désabonner de votre mailing, merci... ” C'est la vie...

Dans beaucoup de nos églises évangéliques où le pasteur choisi de prêcher sur le sujet de la fête des Mères et la fête des Pères, règle générale la thématique de la fête des Mères ne dépasse rarement le niveau des louanges et la flatterie sentimentale du sexe féminin[1] (“ ah, nos chères mamans, que ferait-on sans vous ? Vous avez été de véritables martyres en vous sacrifiant pour prendre soin de nous ! ”) et trop souvent si on se fit sur la thématique des prédications pour la fête des Pères il serait alors plus approprié d'en parler en termes de fête de la responsabilisation ou de la culpabilisation des hommes[2]... Ouais, les gars, c'est votre fête...

Évidemment, il est difficile de savoir à quel point ce phénomène est répandu, mais au Québec il me semble très commun et il est possible qu'il existe dans d'autres églises évangéliques aussi. Évidemment, s'il existe des exceptions à cette règle, je serais bien heureux d'en prendre connaissance.

Je propose donc aux prédicateurs qu'à la fête des mères et des pères en 2016 qu'on joue aux chaises musicales et que l'on en profite pour rappeler aux femmes (du point de vue de la Parole de Dieu) quelles sont leurs responsabilités de femmes, autant dans la société que dans le couple et la famille.

Il y a quelques années, on a fait un voyage de camping en famille vers l'ouest des États-Unis (presque 16,000km au total...). En écoutant la radio vers la ville de Colorado Springs on a constaté que presque un poste de radio sur deux était chrétien ! Inimaginable au Canada... Mais une journée, tandis qu'on écoutait un de ces postes chrétiens, on est tombé sur un talk-show pour femmes où on discutait de questions relationnelles/familiales. Et la dame responsable de l'émission fit ce commentaire. “ Mes dames, que pensez-vous de ce verset (Éphésiens 5 : 33) qui dit ‘Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.'? Je sais mes dames que la première partie de ce verset vous plaît bien, mais honnêtement que pensez-vous de la dernière partie qui ajoute ‘que la femme respecte son mari‘ (en d'autres mots, qu'elle reconnaisse son autorité) ? Ouais, je sais ce que vous pensez vraiment mes dames... Vous vous dites, ‘Ouais, que je le respecte, LUI ?! et bien je le respecterai seulement s'il s'est montré digne de respect !', Mais si vous dites cela, réfléchissez mes dames... Qu'en serait-il alors si les hommes adoptaient exactement la même attitude à votre égard ? Serez-vous d'accord que les hommes se disent : ‘Ouais, je vais l'aimer certes, mais seulement si elle en est digne, c'est-à-dire si elle se comporte de manière que je juge aimable'. Non mes dames, il faut bien prendre conscience que les deux commandements de ce verset sont inconditionnels et ne comportent aucune porte de sortie, ni pour les hommes, ni pour les femmes. ”

J'avoue que ça m'a fait un choc d'entendre une femme faire ce genre de réflexion, car au Québec il serait à peu près inimaginable qu'une chrétienne évangélique impliquée dans un ministère auprès des dames puisse faire un commentaire semblable. Ouais, tout à fait inimaginable... Et bien ce soit spéculatif de ma part, je soupçonne que si cette chrétienne américaine a pu s'exprimer de la sorte c'est qu'elle-même a dû recevoir (et admettre) l'enseignement d'un pasteur ayant le courage de rappeler aux femmes leurs responsabilités en tant que femmes[3].

Si on considère l'enseignement du Nouveau Testament sur le couple, comme on le voit illustré ci-dessous :

il faut bien comprendre qu'il s'agit ici, comme le disent les Américains, d'un “ package deal ”, c'est-à-dire un ensemble, à prendre en entier ou à laisser... Un homme n'a pas le droit de s'attendre à la soumission de sa femme s'il n'est pas prêt d'accepter d'aimer sa femme comme Christ a aimé l'Église (c'est-à-dire même ces jours du mois où elle n'est pas du tout aimable...) et réciproquement une femme n'a pas le droit de s'attendre que son mari l'aime comme Christ a aimé l'Église si elle ne s'est pas engagée à respecter l'autorité de son mari et lui être soumise. Et chaque sexe aura des comptes à rendre un jour à ce sujet. Mais bon, ça évidemment c'est de l'hérésie aux oreilles de nos élites féministes et postmodernes... Mais au-delà de nos réactions émotives initiales à ces choses, on doit se demander ensuite, se peut-il que Dieu ait établi ces ordonnances pour notre bien ? c'est-à-dire pour le bien des DEUX sexes ?

Mais pour réfléchir sérieusement à ces questions, il faut avoir le courage de naviguer à contre-courant des idées dominantes de notre génération. Dans notre culture évangélique actuelle si conformiste, combien de nos leaders sont prêts à le faire ?


La modestie

Touchant la modestie, les Écritures disent clairement que les femmes ont une responsabilité dans leur manière de s'habiller.

Ouais, à peu près tous (et toutes) seront d'accord que ce ne serait pas modeste pour une femme de venir à l'église vêtue uniquement d'un bikini. Mais, il faut bien s'entendre que la modestie n'est pas qu'une question d'habillement, mais aussi de comportement. Il m'est arrivé à plusieurs reprises dans mon église de voir (malgré moi) une femme se pencher devant moi et me proposer ainsi un point de vue spectaculaire sur le “ Grand Canyon ”. Non, elle n'avait pas un décolleté jusqu'au nombril et a priori elle était habillée décemment, mais par contre ce comportement n'était pas décent. Clairement, ce n'est pas un comportement digne d'une femme chrétienne qui se soucie de la modestie.

Évidemment, chez les femmes du monde, le peu de souci pour ces choses ne surprend pas. Un jour, j'étais debout dans un autobus bondé. C'était l'été et tous étaient vêtus en conséquence. Et juste devant moi une femme se décida tout à coup d'ajuster sa brassière et y fourra sa main pour ajuster son sein. Impossible d'éviter d'assister au spectacle... Mais pour couronner le tout, ensuite elle me regarda dédaigneusement avec un air : « Mais qu'est-ce que t'as à [me] regarder ? » Ouais, ce genre de comportement rappelle un peu trop le commentaire de l'auteur des Proverbes : “ Un anneau d'or au nez d'un pourceau, c'est une femme belle et dépourvue de sens. ” (Prov. 11 : 22)

Mais revenons à la dame à l'église. Si un homme était assez imbécile pour oser faire un commentaire à une femme à cet égard, trop souvent celle-ci ne pensera même pas de s'excuser ,mais répondra plutôt qu'elle n'a pas “ fait exprès ” et pourra même suggérer à l'homme qu'il n'a qu'à “ regarder ailleurs ”... Fin de la discussion. Désolé, mais trop souvent ça ne veut rien dire sauf que dans les faits la dame en question se fout complètement de l'effet que son comportement peut avoir sur un homme et ne veut PAS y réfléchir non plus. Dans un monde idéal, une grand-maman aurait accroché une telle dame et lui aurait mis les points sur les is et lui aurait transmis un peu de sagesse maternelle à cet égard (1Tite 2 : 3-4), mais je dois constater que depuis un bon moment les grands-mamans ont autre chose à faire... Mais il ne faut pas oublier que si, un jour, les hommes devront rendre des comptes devant Dieu de ce qu'ils auront fait de leurs talents, de leur force physique, de leurs ressources financières ou de leur intelligence, puisque Dieu ne fait pas acception de personnes (Jacques 2 : 1-9), les femmes aussi devront rendre des comptes un jour, particulièrement de ce qu'elles auront fait de la beauté que Dieu leur a accordé[4]. Mais combien de femmes réfléchissent à ces questions, ne serait-ce qu'un bref instant ??

À vrai dire dans tout ça il y a une dynamique ensevelie (et un secret de polichinelle) : Les hommes veulent bien admirer la beauté des femmes et les femmes veulent bien être admirées pour leur beauté. Dans le Jardin d'Éden, tout ça pouvait fonctionner sans problème. Mais, mauvaise nouvelle, nous ne sommes plus dans ce Jardin, nous sommes dans un monde déchu. Et il en résulte qu'il se trouve alors des hommes qui veulent trop voir les femmes et il se trouve également des femmes qui veulent trop se faire voir... Et un jour, chacun aura des comptes à rendre pour ses attitudes et gestes posés.


Sexualité

Qui osera en parler ? C'est pour bientôt ?


Le divorce

De temps en temps j'entends des bruits que telle chrétienne ou tel chrétien songe à laisser son époux/se et divorcer. Les "explications" offertes par les personnes impliquées pour "justifier" ce genre de comportement sont aussi prévisibles et ennuyeuses que le scripte d'un téléroman politiquement correct. Évidemment le script, dans les deux cas, est rédigé par le même auteur... Force est de constater que si dans nos milieux évangéliques nous divorçons exactement au même rythme que les gens “du monde”, c'est que touchant les relations de couple  les évangéliques ont subi avec succès leur lavage de cerveau et désormais pensent et ont EXACTEMENT les mêmes conceptions, attentes et comportements vis-à-vis le mariage, que les gens “du monde”.

C'est un secret de polichinelle que dans nos églises évangéliques du Québec on se divorce exactement au même rythme que chez les non-chrétiens. Quelle plaie d'Égypte ! Il est clair que malgré nos belles paroles et nos belles promesses (faites devant Dieu et les hommes), dans nos convictions intimes, on considère le mariage exactement de la même manière que les non-chrétiens. C'est ce qu'indique très clairement notre comportement. Aujourd'hui, presque sans exception ces divorces ne sont pas justifiés par les enseignements du Nouveau Testament (adultère). Mais on s'en fout pas mal. D'autre part, il faut considérer un phénomène particulier à cette génération au Québec soit qu'environ 8 divorces sur 10 sont initiés par des femmes. Cela se traduit dans les faits par des chrétiennes qui divorcent des maris fidèles, pas des maris parfaits évidemment, mais ces femmes, divorçant leurs maris fidèles tout en jouant “ la victime ” (afin d'éviter ainsi TOUTE remise en question), sont-elles parfaites ? Mais une fois divorcée, on voit ces bonnes femmes chrétiennes, avec l'appui du système juridique, transformer leurs maris en esclaves à vie, avec prélèvements directs sur le salaire, même après que les enfants ont plus de 18 ans. Mais évidemment si on devait inverser les rôles, un homme ne pourra jamais s'attendre à un support financier de la part de son ex ou compter sur la garde des enfants. Après tout, on est toujours en 1850 (les femmes, toutes à la maison, et l'homme la seule source de revenus), n'est-ce pas ? L'égalité des sexes dans le système juridique au Québec ? C'est une blague perverse les copains... Pour ce système, l'homme est un guichet automatique, point à la ligne...

Très souvent ces femmes divorçant des maris fidèles se justifient en faisant un cinéma extraordinaire (et très convaincant) en prétextant qu'elles sont “ malheureuses ”, souffrantes, etc., etc. mais si on met un homme dans EXACTEMENT les mêmes circonstances et qu'il se met en tête de jouer “ la victime ” pour justifier son divorce, il ne sera jamais convaincant/convaincu. D'ailleurs on aura tôt fait de “ le mettre à sa place ”, de le traiter de crétin irresponsable et lui dire brutalement “ prends sur toé, fait un homme de toé ! ” Mais si par hasard on met une femme dans EXACTEMENT les mêmes circonstances, tous vont la trouver convaincante... et ses motifs de divorce justifiés. Elle sera convaincue, c'est sûr...

En 40 ans de vie chrétienne, j'ai constaté que bon nombre de “ bonnes femmes chrétiennes ” ne se gênent aucunement dans leur vie de couple d'exploiter la menace de divorce pour mettre “ au pas ” leur mari et d'extorquer de lui tel ou tel changement d'attitude ou de comportement. Chez certaines femmes cela devient vite une habitude perverse. Il est clair que de telles femmes caressent déjà l'idée de la trahison de leurs vœux de mariage. Si les femmes se scandalisent de la violence qu'un mari peut faire subir à leurs épouses, il faut considérer que la violence féminine, même si elle ne laisse pas de bleus ou de traces visibles, peut être à la longue bien plus destructive encore que la violence physique (dont les conséquences sont de courte durée). Si nos pasteurs font silence sur la question, par contre les Écritures en parlent. Par exemple, les Écritures observent qu'une femme qui désire rendre misérable la vie de son conjoint en est tout à fait capable.

Et dans Ecclésiastes, on discute de la destruction relationnelle et manipulative que peut semer une femme dans la vie d'un homme: “ Et j'ai trouvé plus amère que la mort la femme dont le coeur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle. ” (7:26). Voici quelques autres versets pertinents que l'on peut faire méditer les femmes :


La réaction

Tiens... certains lisent encore ce message ? C'est encourageant. Je vais me mettre à croire aux miracles si ça continue...

Mais au Québec trouvera-t-on même un seul pasteur qui ait le courage de remettre en question devant son assemblée les attitudes ou comportements de cette génération de femmes... ? Cela exige bien du courage, car le catéchisme postmoderne propage massivement le mantra au sujet des sexes que “ les hommes sont toujours les oppresseurs et les femmes sont toujours les VICTIMES. Dans les médias et dans le système d'éducation, on n'entendra rien d'autre... Manifestement, celui qui osera le remettre en question devra être considéré un hérétique, enfin un “ intolérant ”, c'est le mot juste.

Mais si en effet un pasteur TRÈS courageux devait s'aviser de prêcher sur les sujets proposés ci-dessus, il doit prévoir une réaction tout à fait prévisible dans son auditoire féminin, une réaction faisant appel à quatre trucs féminins simples mais très efficaces: :

1) changement de sujet
2) culpabilisation
3) exploiter les péchés d'un homme comme bouclier (en vue de 1)
4) Le jeu de la “ victime ”.

Immédiatement après une telle prédication, le pasteur peut certainement s'attendre à se faire sermonner à son tour par quelques femmes dans l'assistance. Cette réaction peut prendre la forme : “ Ah, c'est ça. On le sait bien, tous les hommes se pensent si ‘parfaits', sans rien à se reprocher ! ” (ce qui combine les options 1+2). Il ne faut jamais sous-estimer la créativité féminine pour faire jouer et combiner les stratégies ci-dessus. Pour ce qui est de la culpabilisation, les juifs perspicaces ont toute une panoplie de blagues sur les “ guilt-mongering Jewish Mamas ” (ou les Mamans Juives colporteuses de culpabilisations). Mais, bon, il faut constater que ce trait n'existe pas que chez les juives, mais qu'il est relativement commun chez la majorité des filles d'Éve... Une autre mise en fonction de l'option 1 est : “ Ah, voilà encore un homme frustré à la maison et qui, pour se défouler, s'en prend à toutes les femmes ! ”[5] Un autre moyen très efficace permettant à une femme d'éviter la remise en question est de soulever les péchés de son interlocuteur. Évidemment, il y a toujours un homme à qui on peut trouver des fautes... Une autre réaction possible c'est : “ Bien voyons donc, tu veux nous retourner à l'époque de ma grand-mère ? Franchement ! etc, etc...” Par ailleurs, bien imbécile l'homme qui sous-estime la tendance de la femme, lorsqu'elle remise en question, à jouer “ la victime ”[6]. Lorsqu'on les remet en question, les femmes sont capables d'une créativité extraordinaire et convaincante pour combiner ces trois trucs/stratégies et les variations sur ces thèmes sont sans fin. Pour quelques femmes, il se peut fort bien qu'une remise en question prononcée en église un dimanche matin soit jugée inacceptable pour elles et il ne faudrait pas s'étonner qu'elles exigent une “ rétraction ” immédiate, faute de quoi, bye, bye...

Il faut noter que si notre pasteur courageux a beaucoup de chance, possiblement il aura droit à une petite félicitation très discrète de la part d'une vieille grand-maman lui disant “ Qu'il a bien prêché ”, mais pour le reste, dans mon expérience, plus une femme est éduquée, moins elle sera réceptive à une remise en question sérieuse de ses attitudes ou comportements de la part d'un homme. Si quelques exceptions peuvent exister, j'ai de bonnes raisons de penser que cette généralisation tient assez bien la route.

Faisons une bifurcation littéraire pendant un bref moment. Dans son roman de science-fiction Perelandra, CS Lewis, présente un monde parfait, un monde qui n'a pas connu la Chute, un véritable paradis, mais établi sur une autre planète (nommée Perelandra), c'est-à-dire dans un contexte physique complétement imaginaire (et quelle imagination !). Dans ce récit, Lewis s'est inspiré, en partie, par le livre de la Genèse et en partie par le récit de John Milton, c'est-à-dire Le paradis perdu. Le roman de Lewis comporte donc un Adam et une Ève, mais ce récit porte une grande attention à la tentation de l'Ève de Perelandra. Dans ce roman, et en contraste au récit de la Genèse, Ransom, un homme de la planète Terre, est envoyé pour apporter son secours afin d'éviter le pire. Au chapitre 10 de ce roman, Ransom est témoin d'un échange entre le Tentateur et l'Ève de Perelandra. Ce long dialogue que Lewis nous propose n'est pas tiré de la Genèse et ma première impression de jeune homme sans expérience de la vie fut que Lewis s'est amusé à faire du “ remplissage littéraire ” avec des spéculations tout à fait gratuites, une conversation amusante, mais sans plus.

Une partie de la tentation consiste en un assez long échange où le Tentateur sème dans l'esprit de l'Ève de Perelandra (au moyen de divers récits) la tentation de poser des gestes condamnables et interdits par le Créateur, tout en faisant miroiter l'image (à la manière vulgaire d'un feuilleton télévisé) d'elle-même de “ l'éternelle victime ”, la martyre courageuse et altruiste, tout en mentant aux autres (mais d'abord à soi-même !) sur ses véritables motifs. Il faut préciser que Lewis n'affirme jamais que cela s'est passé ainsi dans la Genèse...

Mais avec le passage des années, où j'ai été témoin à de nombreuses reprises de divers comportements et attitudes féminins, je me suis vue forcée de constater l'échange que nous livre Lewis dans ce dixième chapitre, même s'il est spéculatif, n'est pas sans intérêt pour autant et distille des observations profondes sur la psychologie et le comportement féminin. Sur cette question, il me semble que Lewis tombe pile et a discerné un trait féminin très profond et très caractéristique. Si on veut voir la touche d'un expert pour jouer la victime, il faut regarder aller une femme. Et si un homme se voit obligé par les circonstance de prendre ce rôle, trop souvent il passe pour clown et ridicule... Mais quelle femme se soucierait d'une telle question ? Les femmes en général ne se lassent pas de passer des heures devant le miroir physique, mais l'image dans le miroir de l'âme que leur renvoie l'homme, manifestement ça les plaît moins... Passer du temps devant ce miroir ?, non la motivation n'y est vraiment pas...

Mais revenons à notre pasteur si courageux. Il a prêché son sermon, il a remis en question des comportements et attitudes féminins, il a accepté toutes les critiques et plaintes à la fin du service. Mais une fois à la maison, si notre pasteur courageux pense enfin pouvoir respirer un peu à l'aise, qu'il se détrompe, car il est tout à fait pensable qu'il ait droit à un deuxième sermon, celui-ci prêché par sa chère épouse. Et puis si cette épouse n'a pas droit aux preuves de “ repentance ” immédiates qu'elle s'attend de la part de son mari pour ses “ commentaires méchants ”, il se peut très bien qu'elle le fasse “ payer ”, soit par une mauvaise humeur qu'elle affichera durant une période indéterminée ou encore par le retrait de certains “ privilèges ” dans la chambre à coucher. Il faut le reconnaître, en général, ce dernier truc est TRÈS efficace comme stratégie... Et les femmes le savent... Il faut constater que de manière générale les femmes sont extraordinairement douées pour “ faire payer ” l'homme qui serait assez imbécile pour remettre en question leurs attitudes ou comportements. Manifestement, c'est un cas de lèse-majesté, tout à fait intolérable... Et ces mêmes femmes qui prennent tant plaisir à faire la morale aux hommes et les mettre à leur place en disant : “ Ah, les hommes, ils sont tous orgueilleux ! ”

Étant toujours optimiste, un autre contrecoup possible peut survenir dans le cas de pasteurs dont l'église est située dans un grand centre urbain. Dans un tel cas, si les medias devaient avoir vent de la chose, il est possible qu'ils en fassent leur pâture aux nouvelles, pour parler alors de ce “ pasteur misogyne et anti-femme ” qui veut retourner la société à l'âge de pierre... Il est même possible qu'on dise de lui qu'il “ tient un discours haineux ”[7]... Mais ces réalités nous rappellent cet enseignement de Christ :

On me dit que dans cette génération on est entouré de « femmes libérées[8] », c'est-à-dire de femmes qui n'aspirent qu'être égales aux hommes. Et bien donnons justement à ces dames la chance de prouver que cela est vrai et que ce ne sont pas des paroles en l'air. Si les femmes applaudissent avec enthousiasme lorsqu'un prédicateur “ responsabilise ” les hommes, est-ce que ces mêmes femmes sont prêtes à faire face à la même “ responsabilisation ” lorsque c'est à leur tour ? Je me demande bien d'ailleurs c'est pour quand le mouvement Promise Keepers pour femmes ? Pour bientôt sans doute...

Mais à la fin je me demande s'il se trouve UN seul pasteur évangélique au Québec qui ait assez de couilles pour aborder cette question dans une prédication du dimanche matin... Messieurs les pasteurs, les hommes vous regardent pour voir s'il y en a un qui sache démontrer ce courage. Mais plus important encore, il y a un Autre aussi qui regarde :

Mais pour les pasteurs qui se contentent du chemin plus facile et continuent de “ responsabiliser ” les hommes (sachant qu'ils sont “ capables d'en prendre ”) tout en restant muets sur les péchés et responsabilités des femmes évangéliques de cette génération, sachez que vous vous discréditez. Et si ensuite les hommes se foutent complétement de vos appels hypocrites à la “ responsabilité masculine ”, vous avez bien ce que vous méritez...

Un jour une chrétienne divorcée assez dépitée me demanda s'il y avait encore de l'espoir pour les hommes et les femmes. Je lui répondis que nous sommes UN. Mais, évidemment, dans un monde déchu, ce UN est dysfonctionnel et les deux sexes sèment, chacun à leur manière, la discorde, l'amertume et la destruction. Mais si on accepte de s'humilier au pied de la Croix, comme le bon larron (Luc 23 : 39-43), reconnaissant nos fautes devant Dieu et les hommes et, comme Zachée le publicain (Luc 19 : 8-10), nous engageant à les réparer lorsque cela est humainement possible alors seulement on peut retrouver le chemin perdu vers le Jardin et l'harmonie entre les sexes. Mais si l'un ou l'autre sexe s'endurcit dans son orgueil et se nourrit de mensonges sur ses droits, alors il ne pourra y avoir ni réconciliation, ni pardon ni guérison. Ça c'est le chemin des ténèbres. Lequel choisirez-vous ?

Que Dieu nous garde et nous secourt !



Paul Gosselin
St-Augustin, Qc
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"To love at all is to be vulnerable. Love anything, and your heart will certainly be wrung and possibly be broken. If you want to make sure of keeping it intact, you must give your heart to no one, not even to an animal. Wrap it carefully round with hobbies and little luxuries; avoid all entanglements; lock it up safe in the casket or coffin of your selfishness. But in that casket - safe, dark, motionless, airless - it will change. It will not be broken; it will become unbreakable, impenetrable, irredeemable...The only place outside Heaven where you can be perfectly safe from all the dangers of and perturbations of love is Hell."
CS Lewis: The Four Loves
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check le site:
http://www.samizdat.qc.ca

NB : En passant, je n'ai pas demandé permission à ma femme pour transmettre ce message...
PS : Aux hommes, puisque dans les faits il est peu probable qu'on chante vos louanges ou vos bon coups (à la fête des Pères ou a toute autre occasion), à titre de consolation jetez un œil sur les lectures complémentaires au bas suivi d'un astérisque*.
PPS : Si par hasard il y des dames qui seraient tentées de me targuer de gros misogyne, considérez ceci : Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité? (Gal 4: 16)
PPPS : Si par miracle il y a quelque pasteur qui considère sérieusement comment ou quand aborder une remise en question sérieuse du comportement féminin, je ne pense pas qu'aucun homme ne vous fasse de reproches si vous faites cette remise en question une journée autre que la fête des mères. Mais que vous le fassiez effectivement, oui, cela va les intéresser... Mais à ce titre, voici deux points à considérer si le pasteur lecteur songeait sérieusement d'en discuter un bon dimanche matin:

1) En abordant la soumission de la femme, je pense qu’il faut immédiatement poser la question suivante aux femmes: “Lorsque la Parole de Dieu ordonne aux femmes d’être soumises, pensez-vous que Dieu l’ait fait pour le bien-être de la femme?” La question fondamentale est donc simple: Croyez-vous vraiment que Dieu veut votre bien dans ses ordonnances? Dieu sait (évidemment) que les hommes sont imparfaits, mais il sait que les femmes le sont également et qu'elles ne seront jamais parfaitement soumises, pourtant il ordonne aux hommes d’aimer leurs femmes comme Christ aima l’Église. Il faut constater que les exigences de Dieu sont tout à fait équitables.
2) Il faut admettre que si la soumission de la femme est geste pénible pour l’orgueil féminine, mais il y a bien des choses que les Écritures disent au sujet des hommes qui sont durs pour l’orgueil du mâle (par exemple Prov. 7) mais évidement tous sont d’avis qu'il est normal de parler ainsi aux hommes et de leur “brasser la cage”. Mais pourquoi ne serait-il pas également “normal” d’humilier l’orgueil féminine lorsque c’est nécessaire?


Lectures complémentaires


BYRD, Aimee (2016) Are Women the Holders of Virtue? Mortification of Spin

CROSSLAND, Kiley (2016) Christian groups fight Scottish law giving every kid a government guardian[9]. (WND - 16/3/2016)

DARVEAU, Georges (2002) David et Bath-Schéba: Crime et châtiment dans la Bible. Samizdat

DARVEAU, Georges (2003) Le sexe et les négociations dans le couple. Samizdat

LEWIS, C. S. (1997) La trilogie cosmique (Au-delà de la planète silencieuse; Perelandra; Cette hideuse puissance.) traduit de l'anglais par Maurice Le Pichoux L'Âge d'homme Lausanne 615 p.

LEWIS, Patrice (2016) A college degree in slutting: the latest demand from university students. (WND - 1/4/2016)

MAESTAS, Lindsey (2017) 10 comportements d'épouse (parfois inconscients) qui nuisent au couple. Infochrétienne

MYERS, Ellen (1980) L'Éloge de l'homme. Samizdat

SMID, John J. (2001) Un hommage à mon père. Samizdat

Wintery Knight (2016) What does it mean for a woman to respect a man? July

Wintery Knight (2016) Young women: one of the best things you can do is marry and raise children. August

Wintery Knight (2016) Frequent denial of sex breaks the marriage covenant as much as adultery. September

Wintery Knight (2017) Why don't men today talk to women about commitment and marriage? February

Wintery Knight (2017) Comparing male and female support for abortion, divorce and gay marriage. March

Wintery Knight (2017) More and more women are asking why they can t find a good man to marry? Oct.

Wintery Knight (2017) Survey of scientific literature finds that children need their mom for first 3 years. Nov.

Chose curieuse, contrairement au Québec, il semble bien que chez les femmes anglophones une remise en question sérieuse des idées reçues du féminisme est une chose pensable, possible même. Au Québec, pour bien des femmes, même des femmes évangéliques, cela constitue de l'hérésie... Chose certaine, aucun ministère pour femmes, ne veut s'aventurer sur ce terrain. Voyez par exemple cet article d'une évangélique américaine (langage assez dur...)

SCHILLING, Chelsea (2013) Want a man? Stop being a b-tch. WND.

Après lecture, réfléchissez à cette question : Quelles auraient été les réactions si un HOMME avait rédigé un article semblable et sur un ton aussi sec??



Le jugement des femmes

(les pasteurs dont l'Évangile ne comporte pas de concept de péché ou de jugement peuvent se passer de cette lecture...)

Si les pasteurs de cette génération ne parlent jamais au sujet du jugement des femmes, si on ose ouvrir les yeux, on se rend vite compte que les Écritures en parlent clairement. Évidemment tout ça commence par la mère de toutes les femmes, soit Éve. Après la Chute d'Éve, voici le jugement prononcé contre elle :

Et il y a malheureusement un bon pourcentage d'hommes chrétiens éduqués qui ayant subi avec succès leur lavage de cerveau postmoderne et qui, de ce fait, sont devenus auto-culpabilisateurs. Chez ces hommes (et même chez bon nombre d'intervenants en counseling de couple...) lorsqu'il y a conflit de couple, c'est simple à régler, car le problème est toujours l'homme... Le mâle n'a donc qu'à avouer ses fautes et changer de comportement et tout ira bien mieux... En milieu évangélique cette attitude est renforcie par l'influence de livres tels que Le Silence d'Adam, par le psychologue Larry Crabb dont un copain chrétien m'a parlé il y a quelques années. Dans ce livre on laisse entendre que dans TOUT conflit de couple, la faute est TOUJOURS chez l'homme, car, le récit de la Genèse laisse entendre qu'Adam aurait été à côté d'Ève lors de sa tentation et n'aurait rien dit. Éve n'a donc rien à se reprocher. S'il est théoriquement possible qu'Adam se trouvait à côté d'Ève (faudrait voir si les anciens commentaires Juifs le confirment), il reste que le livre de la Genèse est TRES clair qu'Ève devait porter sa part de responsabilité pour les gestes qu'elle avait posés, car on le voit immédiatement par le jugement qui tombe sur Ève, et qui est différent du jugement tombé sur Adam. Il est donc clair que le livre de la Genèse ne présente pas Ève comme une “ sainte innocente ”, qui n'a pas à se repentir. (voir aussi : 1Tite 2: 14)

En 1Rois 21, rencontre Jézabel qui incite son mari, le roi Achab, à faire assassiner un honnête homme, soit Naboth de Jizreel. Voici le jugement qui plus tard tombera sur Jézabel :

Jetée en bas d'une fenêtre et bouffé par des chiens (possiblement vivante encore?), c'est un jugement terrible en effet. Est-ce exagéré ou disproportionné comme jugement ? Et bien, pour se faire une idée il faut considérer qui était Jézabel. Si déjà les livres des Rois établissent que Jézabel avait inspiré un assassinat, il y a autre chose, car il est clair qu'elle faisait la promotion de cultes idolâtres et en 1Rois 18: 4 on nous apprend que Jézabel fit aussi exterminer des prophètes de l'Éternel. Parfois le jugement de Dieu est réciproque, du genre “ œil pour œil et dent pour dent ”, alors, bien que ce soit spéculatif, il est possible que certains de ces prophètes soient morts, déchiquetés par des chiens...

Voici un truc tiré des écrits de Salomon :

Si en général on voit dans les versets qui précèdent un avertissement (et un jugement implicite) aux hommes de ne pas se laisser tenter par des relations hors mariage (ou la pornographie...), si on ouvre les yeux, il y a là également un avertissement aux femmes (et un jugement implicite de certains comportements féminins), particulièrement à la femme mariée qui a bouffé le mensonge qu'elle a le “ droit ” d'avoir l'attention de la part des hommes, peu importe le moyen. Ici il est question d'une femme infidèle avec la mise (ou l'habillement) d'une prostituée, mais cela revient au même s'il s'agit d'une femme avec uniquement l'attitude d'une prostituée. Il est même plausible que Salomon, l'auteur de ce passage, pensait à sa mère en écrivant ces lignes (voir 2Sam. 11 : 1-4).

Dieu juge l'orgueil et le matérialisme des femmes :

Au chapitre 44 de Jérémie, le prophète a un long échange avec des Israëlites rebelles, mais plus particulièrement avec des femmes qui s'entêtent dans leurs cultes idolâtres et refusant toute remise en question. Voici leur jugement :

Dans le Nouveau Testament, qu jour du jugement, l'Évangile de Mathieu signale que “ de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. ” (Mt 24: 41)

Dans le livre des Actes, le jugement tombe contre une femme qui a fait collusion avec son mari pour mentir devant Dieu au sujet d'un don fait à l'église (dans le but probable de chercher les louanges des hommes ?)

Voici des versets sur lesquels on prêche rarement :

Et plus loin, on signale “  Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu. ” (Apoc. 20 : 15). Inévitablement, le terme “ quiconque ” ne peut exclure le sexe féminin.

Dans les Écritures, certains jugements contre les femmes sont allusifs et implicites... Ouais, je sais certains penseront qu'il ne s'agit de métaphores, mais je pense qu'il serait imprudent de croire que Dieu choisit ces illustrations au hasard... Par exemple, au chapitre 16 d'Ézéchiel, la nation d'Israël est longuement comparée à une femme adultère et prostituée. Le même thème revient aussi dans Jérémie 2 : 20-37 ; 3 : 1-13.

Dans le Nouveau Testament, peut-on penser que la thématique de la parabole des dix vierges (avec le jugement qui tombe sur les vierges folles) ait été conçue au hasard ? (voir Matt. 25 : 1-13)

 


Notes

[1] - Qui, possiblement, peuvent les mettre de bonne humeur pour quelques minutes...

[2] - Une fête où on les invite les hommes à faire un examen de conscience et réfléchir sur leurs manquements en tant que maris et pères et les moyens à prendre pour redresser leurs torts. Et puisqu'il y a un temps pour toutes choses, il y a un temps pour régler les comptes avec les hommes aussi, il va sans dire.

[3] - Voici un exemple tiré de l'épître à Timothée où il est question à la fois des responsabilités des chrétiens à l'égard des veuves, mais également des responsabilités des femmes:

[4] - Ainsi que pour l'intelligence et le pouvoir d'influence sociale qu'exercent les femmes.

[5] - TRES efficace ce genre de truc. La majorité des gars en seront tellement distraits et déboussolés qu'ils ne penseront jamais à poser à nouveau leur question initiale.

[6] - Et même dans les cas extrêmes, où une femme a été reconnue coupable pour le meurtre, soit de son mari ou de son enfant, qu'elle ne tente pas de jouer la victime. Et si on met un homme dans précisément les mêmes circonstances et que LUI essai aussi de jouer la victime, on aura tôt fait de le traiter de crétin malhonnête et pervers...

[7] - En somme, il est donc un hérétique à qui il faut fermer la gueule...

[8] - À mon avis, la seule femme véritablement libérée est la femme qui s'est humiliée au pied de la Croix de Christ, qui a reconnu ses péchés et qui a reçu le pardon du Sauveur. Tout le reste, ce n'est que de la propagande et des mensonges flatteurs...

[9] - Décrit trop bien ce qui se passe lorsque la famille a été désunie et détruite, l'État prends la place des parents, mais laisse tout de même aux parents le privilège de torcher les fesses, payer les comptes et préparer les repas...

[10] - Réfléchissant justement sur ces luttes de pouvoir entre hommes et femmes, C.S. Lewis fit ces observations:


Ressources


Wintery Knight (2017) Feminist explains how she chose to drink alcohol before recreational sex. [sur les pièges et les mensonges des fantasmes féminins touchant le sexe et le mariage]